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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 05:55

21239410Les critères pour choisir son conjoint

 

Soucieux de voir les couples formés être le plus stables possible, l'islam a encouragé les jeunes gens à se marier avec des gens avec qui ils ont le plus de chances possibles de pouvoir vivre une vie conjugale ensemble. L'apparence physique compte bien sûr, et c'est bien pourquoi l'islam a permis et même exhorté à se voir avant le mariage, afin que les deux (éventuels) futurs conjoints voient s'ils se conviennent l'un et l'autre. Cependant, l'islam enseigne aussi que l'apparence physique ne doit pas être le premier et le seul critère du choix : vivre ensemble toute une vie demande que l'on recherche des qualités autres que la seule beauté...
Quels critères prendre en compte quand on recherche la princesse de sa vie ou le prince charmant de ses rêves ?

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Premier point :

Un musulman et une musulmane devraient orienter leur recherche en fonction de l'important critère que constitue pour eux le fait de vivre réellement l'islam (”dîn”) : il ne s'agit pas d'un aspect bigot mais d'une réelle présence, au quotidien, de ce que l'islam demande d'actes cultuels mais aussi d'une conception précise de la vie, de valeurs particulières, de spiritualité, etc.
Le Prophète a dit : “On se marie avec une femme pour une de ces quatre choses : pour son argent, pour sa parenté, pour sa beauté et pour sa pratique de la religion. Réussis donc, pauvre de toi, en choisissant celle qui pratique la religion” (rapporté par al-Bukhârî et Muslim). L'apparence physique compte aussi, nous allons le voir, mais ce qui est dit ici c'est qu'il ne devrait pas constituer le premier critère sur lequel se basera notre choix.

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Second point :

Quelque chose d'autre à prendre compte est le caractère de la personne : il faut choisir comme futur conjoint une personne avec le caractère de qui on a des affinités. Imaginez quelqu'un de caractère très “soft” se marier avec une personne au caractère très impulsif : comment feront-ils pour s'entendre ?
Le Prophète n'a-t-il pas dit : “Les meilleurs femmes à avoir utilisé comme moyen de transport les chameaux [euphémisme pour décrire les Arabes] sont les femmes qurayshites : elles sont celles qui accordent le plus d'attention à l'enfant pendant son enfance, celles qui font le plus attention à ce que possède le mari” (rapporté par Al-Bukhârî). “Les gens sont comparables à des minerais, comme les minerais d'or et d'argent. Ceux qui étaient les meilleurs avant la venue de l'islam sont les meilleurs dans l'islam à condition qu'ils comprennent (l'islam)” (rapporté par al-Bukhârî et Muslim).

Il ne faut cependant pas oublier que la vie n'est pas un conte de fées, et que lorsqu'on se mariera, il y aura toujours quelques petits points pour lesquels on sera quelque peu déçu. Il faut faire avec. Le Prophète (sur lui la paix) avait dit : “Un croyant ne devrait pas détester une croyante [= sa femme] : s'il n'apprécie pas un de ses traits de caractères, il en apprécie un autre” (rapporté par Muslim). Le Prophète nous a donc montré que plutôt que de se focaliser sur le trait du caractère de notre conjoint, qui ne nous plaît pas, il fallait porter son attention sur toutes les qualités de ce conjoint, sur tous les points que l'on a en commun.

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Troisième point :

Le mieux serait d'éviter autant que possible de rechercher une personne avec qui on a de trop grandes différences au niveau de l'âge, du niveau culturel, etc.
Ainsi, Abû Bakr et 'Umar avaient demandé en mariage Fâtima, la fille du Prophète (sur lui la paix). Il leur dit : “Elle est petite” (rapporté par al-Hâkim). Il la maria ensuite à 'Alî, qui était beaucoup plus jeune.
Mustafâ as-Sibâ'î a écrit des lignes très pertinentes au sujet de point dans son livre Al-Mar'a bayn al-fiqh wal-qânûn, pp. 63-65. Il y dit également que si tout mariage est valide entre deux personnes consentantes, quelle que soit la différence d'âge entre les deux, en Syrie le juge aux affaires familiales peut refuser le mariage d'un homme très âgé avec une très jeune femme quand il estime, au vu de la réalité, que ce mariage n'a comme objectif que des intérêts contraires à l'esprit des règlements musulmans (par exemple que le seul objectif du mariage est de permettre à la famille de la jeune femme de profiter de la richesse du vieillard, etc.). Cette mesure est destiné à protéger les jeunes femmes et à leur garantir une vie conjugale heureuse.

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Quatrième point :

C'est dans le cadre des critères précédents que l'on tiendra compte de l'apparence physique. Car ce critère-là a aussi son importance. Le Prophète avait dit à un homme qui pensait épouser une femme ansârite : “Regarde-la. Les Ansâr ont quelque chose de particulier dans les yeux” (rapporté par Muslim). A al-Mughîra ibn Shu'ba, le Prophète dit de même : “Va et regarde-la. Cela sera plus à même de faciliter l'affinité entre vous deux” (rapporté par at-Tirmidhî).

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Cinquième point :

Il ne faut enfin pas oublier que les sources de l'islam enseignent que la jeune femme a le devoir de demander l'avis de ses parents (en fait son père, mais celui-ci doit de toute façon consulter la mère de sa fille). Quels sont les critères que le responsable (walî) qu'est le père peut prendre en compte, et quels sont les critères qu'il ne peut pas prendre en compte ? Nous allons le voir ensemble...

Ici entre en jeu la notion de kafâ'ah, qui signifie “être de même niveau”. Cette notion n'est pas prise compte en ce qui concerne la femme : celle-ci peut être d'un niveau en-deçà de celui avec qui elle désire se marier. C'est l'homme, lui, qui doit être au moins d'un niveau comparable à celui de la femme avec qui il projette de se marier. On dit alors qu “'il est kufu' pour elle”. C'est là une mesure destinée à mettre davantage de chances pour que la femme soit heureuse auprès d'un mari qui est d'un niveau comparable au sien.

En islam, la notion de comparabilité du niveau est connue du droit musulman et a été citée dans certains Hadîths du Prophète : “Ne retarde pas trois choses : (...) et le mariage d'une femme célibataire lorsque tu rencontre quelqu'un qui [veut l'épouser, qu'elle veut épouser, et qui] est d'un niveau comparable au sien” (at-Tirmidhî, n° 171, n° 1075, hassan d'après al-Albânî). “Lorsque celui dont vous agréez la religion et le caractère vous demande (la main de votre fille), mariez-les [quand votre fille veut se marier avec elle]. Si vous ne le faites pas, il y aura une tentation et un grand mal sur la terre” (at-Tirmidhî, n° 1084, 1085, hassan d'après al-Albânî).

La prise en compte de cette notion de “niveau” signifie que le tuteur de la jeune femme (walî) peut tenir compte de cette notion avant de donner son accord au mariage de sa fille et du jeune homme. Car étant jeune on ne connaît pas autant les choses de la vie que ses parents, et on pourrait se laisser charmer par des paroles mielleuses mais en réalité pleines de fourberie. “Ce jeune homme ne convient pas à ma fille et je m'oppose donc au mariage”, peut dire le tuteur.

Quels critères entrent en jeu pour que le tuteur établisse si le jeune homme qui lui demande la main de sa fille est d'un niveau comparable à celui de celle-ci ou pas ?

Les avis des ulémas sont divergents à propos de ces critères. En tous cas, d'après l'avis de Mâlik ibn Anas (repris par Ibn ul-Qayyim), les seuls critères que le tuteur peut prendre en compte sont les deux choses qui ont été mentionnées dans le hadîth déjà cité plus haut : le degré de pratique de la religion et le caractère. “Lorsque celui dont vous agréez la religion et le caractère vous demande (la main de votre fille), mariez-les [si la fille veut se marier avec lui]. Si vous ne le faites pas, il y aura une tentation et un grand mal sur la terre” (at-Tirmidhî, n° 1084, 1085).
Une musulmane ne peut donc être mariée à un non-musulman, et une musulmane pieuse ne doit pas être donnée en mariage à un musulman qui n'est pas pieux. De même, une musulmane de bon caractère ne doit pas être donnée en mariage à un musulman de mauvais caractère.

Le savant syrien Mustafâ as-Sibâ'î écrit quant à lui qu'en Syrie, le code des affaires familiales avait, sur la base de l'avis de Abû Hanîfa, gardé comme critère sur lequel le responsable (walî) pouvait se baser pour dénoncer un mariage, la notion de comparabilité (kufu') du niveau du mari par rapport à celui de la femme. Cependant, la loi syrienne avait établi que la notion de niveau était laissée à l'appréciation du juge de la région dans laquelle le mariage était conclu (Al-mar'a bayn al-fiqh wal-qânûn, p. 66).

En cas d'abus du responsable (père par exemple), que faire ?

Cette disposition du droit musulman a pour objectif, je l'ai dit, de protéger la jeune femme des escrocs charmeurs, en faisant en sorte que l'accord du tuteur soit nécessaire en plus du désir de la jeune femme. Cependant, il peut arriver qu'un père fasse une utilisation abusive de cette disposition et empêche injustement sa fille de se marier. Le droit musulman a prévu cette difficulté, et les juristes musulmans ont émis l'avis qu'au cas où elle s'estime victime d'un abus de ce genre, la jeune femme doit s'en référer au juge musulman (qâdhî), qui examinera l'affaire : si le refus du responsable (walî) est effectivement abusif, le juge mariera lui-même cette jeune femme. (Pour plus de détails, se référer à Fiqh us-sunna, Sayyid Sâbiq, tome 2 pp. 410-411.)

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

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Published by lislam.ma.vie.over-blog.com - dans La Femme en L'Islam
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SonH 08/10/2011 13:20



As salem aylikoum !


Merci pour ce site, il est franchement bien masha'Allah et il permet de savoir pleins de choses.


J'ai juste une question si vous pouvez me répondre incha'Allah


Mon pere est musulman non pratiquant mais il est plus non musulman que musulman je dirai (qu'Allah l'aide et le dirige vers le droit chemin incha'Allah) mais
al hamdoulilah j'ai 2 freres masha'Allah bien dans le din. Un de mes freres a un ami mashaAllah aussi dans le din, il est beau mashaAllah et il me plait. J'en ai parlé a mon frere qui est allé le voir et lui a
dit. Seulement cet ami n'est pas encore pret pour le mariage mais j'ai peur qu'un jour il ne vienne pas et que je l'attende pour rien (starfelalah
qu'Allah me pardonne de ces craintes). Mais s'il vient, sachant que nous vivons dans un pays non musulman, comment faire si mon pere n'accepte pas cet union?


En attente d'une réponse inch'Allah, a bientot qu'Allah vous protège et vous dirige vers le droit chemin
inch'Allah !!


Salem  



lislam.ma.vie.over-blog.com 31/10/2011 07:27



Wa aleykoum salam wa rahmatoulah wa Allah wa barakatouhou


 


Mashaallah pour vos frères  que allah leur préserve et leur guide dans sa piété et sa miséricorde amine 


wa fik Barak Allah , j'essai de le rendre mieux que je peux et de faire apprendre l'islam inchaallah à celle ou celui qui veux du savoir.


tout Dabord  je tien a m'excuser de la lenteur de vous répondre, je vien de remarquer votre message. Je ne sais pas se qui s'est passé mais habituellement je reçois des notification dans mon
mail et je n'ai rien vu de cela.


 


Pour votre question si j'ai bien comprise vous me demandez qu'elle solution qui aurait en cas de refus de votre père. Premièrement, si vous suivez votre dine, vous devez écouter vos parents quand
même qui est tord ou pas, par contre, vous pouvez parler avec votre père en douceur et de lui faire comprendre que vous aimez cet homme et que vous voulez le faire dans le hallal. Il va falloir
que vous l'amener a être d'accord  en lui parlant islamiquement mais avec diplomatie et de tac car dans l'islam pour un mariage soit accepter aux yeux d'Allah jawazel, il faut que tout les
tierces partit se sont mise en accord .


Car si vous faites sans l'accord de vos parents, allahou allem, se que je vais faire je vais faire des recherche plus pousser pour que je puisse trouver une solution adéquate et toujours dans
deen naturellement et mes recherches sont dans mes livres des 4 Haddiths et Mon coran et je vais me réfèrer aussi a la mosquer inchaallah. Car je ne peux pas répondre sans dali. Je sais que je
les ai lu toute a se sujet  mais vous repondre mot a mot comme c'est écrit dans le livre..   sans prendre le livre et marquer  cela  dans mes mots c'est interdit. Par
Contre je sais que le mariage sans l'accord du père ou un tuteur c'est pas acccepté comme un mariage hallal allahou allem...  mais il a aussi un facteur votre père n'étant pas
pratiquant.. je ne sais pas si peut en prendre l'autorisation Allahou Allem donc pour cela que je dois  tout vérifié pour ne pas vous induire en erreur car je sais que si le père n'est pas
musulman c'est à dire catholique prostestant etc l'époux ou l'épouse doit prendre une tuteur ( Marham) avec bien attendu deux témoins musulmans. Mais de la façon que vous me dites les choses
votre père est d'origine Arabe musulman mais pas pratiquant..... Je sais pas si sa entre aussi en ligne de compte mais si je regarde la logique si n'est pas pratiquant... allahou allem donc je
vais revenir avec cela inchaallah dans quelque jours  sa peut aller jusqu'a vendredi inchaallah.


 


Ne vous inquiètez pas dès que j'ai cette réponse inchaallah je vous la poste ici inchaallah. 


 


Fi amine allah wa la illaha illah lah 


Wa aleykoum salam wa rahmatoulah wa barakatouhou



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