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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 08:34

Guerre d'Algérie

Pendant la guerre de libération contre l'occupant français (1954-1962), Alger fut un important foyer de la lutte armée. La Bataille d'Alger constitue un moment historique de grande signification.

 

1954

 

01 novembre.

Le C.R.U.A. (Comité révolutionnaire de l'unité algérienne) déclenche la rébellion armée.
1er Novembre 0 heure declenchement de la guerre d'Algerie
-Série d'attentats ( attaques de casernes et postes militaires, incendies attaques de fermes, jets d'engins
explosifs, ...) à travers différentes régions du territoire
-Mort de Ramdane Benabdelmalek Adjoint de Ben M'hidi en Zone V, Benabdelmalek, ancien membre de
l'Organisation Speciale (O.S) etait l'un des 22 a la reunion du clos salembier (juillet 1954). Il fut tue dans la nuit du 1er Novembre, non loin de cassaigne, a Bosquet, qui prendra son nom apres l'independance, devenant ainsi le premier martyr militaire de la revolution. Il etait originaire de Constantine et, pour echapper aux recherches de la police, avait emigre en Oranie a l'instar de son chef Ben M'hidi et de Souidani Boudjemaa, originaires l'un de Biskra, l'autre de Guelma.

 

2 Novembre
-Stupeur et consternation dans les milieux europeens.
-Arrestation de nombreux militants et dirigeant MTLD.

 

3 Novembre -Roger Leonard declare:<<le mot d'ordre est venu de l'etranger>>

.

5 Novembre

Le gouvernement français envoie des renforts en Algérie.
-Suspention de <<l'Algerie libre>>, organe du MTLD.
-Arrestation de membres du CRUA en Oranie.
-Accrochage dans la region de Souk-Ahras.
-Francois Mitterrand declare : << contre les separatistes, ca ne peut etre que la guerre >>.
-Dissolution du MTLD pour :<< atteinte a l'integrite du territoire national et a la Republique >>.

 

7 Novembre -Perquisition aux siege d'organisations politiques et parapolitiques algerienne a Paris et en province.

 

8 Novembre
-Arrestation de Ahmed Zabana grievement blesse, Responsable de groupe dans l'Organisation Speciale(O,S)
il fut Arrete en 1950 et libere en mai 1953. Se convertissant au metier de soudeur, a Sidi-Bel-Abbes, il acquit
dews connaissances en matiere de fabrication de bombes artisanales. Sous les ordres de Ben M'hidi, il
organise un groupe d'action et, le 1er Novembre, attaquea la maison forestiere de St Lucien dont il abattit
le gardien. Lors d'un accrochage dans la region de St Denis du Sig, il fut blesse et fait prisonnier.
Juge par le Tribunal militaire d'Alger, le 3 mai 1956, et condamne a mort, il fut guillotine a Barberousse le
19 juin 1956. Zabana laissa un extraordinaire souvenir de courage et de determination a ses camarades de
detention qui furent frappes par sa capacite d'endurance aux sevices. << En effet, temoigne un ancien
detenu, blesse aux jambes, il devait ramper pour aller chercher sa gamelle sous les yeux de ses compagnons
auxquels les geoliers imposaient cette scene pour briser leur moral. Zabana en profitait pour les galvaniser
et les exhorter a ne pas flancher >>.
-Arrestation de Moulay Merbah a Alger.

12 Novembre -Accrochage en Kabylie.
15 Novembre -Premiere intervention de l'aviation dans l'aures.
20 Novembre -Mort de Badji Mokhtar, Militant MTLD des 1939, il fut elu au conseil municipal de
Souk-Ahras en 1947, tout en etant responsable de la section de l'O.S. Arrete en 1950 dans l'affaire Khiari qui
devoila l'organisation Speciale,il fut condamne a 3 ans de prison. Apres sa liberation en 1954, il se joingnit
au groupe des partisans de l'action et participe a la reunion des 22. Didouche Mourad lui confia la zone
frontiere entre Souk-Ahras et la mer, qu'il dirigea jusqu'au 19 Novembre 1954 ou il fut tue dans un
engagement avec les forces francaises dans la region de Medjez-Sfa, a la ferme Dali.
21 Novembre
-Declaration de F. Mitterrand au << Parisien Libere >> : << Le mouvement lance par les emeutiers n'a pas
atteint son but. Il a ete declenche trop tot, car cette operation devait etre lancee en janvier prochain. Nous
le savions et avions pris toutes nos precautions >>.
23 Novembre -Le gouvernement francais accorde une aide de 34 milliards au Maroc et a la Tunisie
24 Novembre -M. Temple, ministre francais de la guerre, declare : << les cadres de l'Indochine
seront affectes a l'encadrement des Goums en Algerie.
26 Novembre -Voyage de F. Mitterrand en Algerie : << jusqu'au 26 novembre, il y eu 528
terroristes arretes, 60 % viennent du MTLD >>.
29 Novembre -Mort de Grine Belgacem, jeune revolutionnaire ayant rompu avec l'administration
coloniale des 1950, a l'instar de beaucoup d'Algeriens, il gagna le maquis. On aime lui coller l'indicatif de
<<bandit d'honneur>> sans avoir jamais etudie la vie de cet homme qui pourtant n'avait terrorise que les
gardiens du systeme. Grine s'etait mis sous les ordres de l'ALN des le 1er Novembre et sa mort dans un
accrochage fut un grand soulagement pour les autorites francaises qui voyait en lui un des principaux chefs
de l'insurrection, tant il les avait effrayees.
-Evacuation du douar Ichmoul dans la region d'Arris, apres de violents combats.

1 au 15 Decembre
-Huit operations d'encerclements, ratissages et controles de la population en Kabylie.
7 Decembre
-F. Mitterrand declare a l'assemblee de l'union Francaise : << Le MTLD est l'ennemi a abattre. Le
gouvernement appliquera la loi sans pitie ; il n'y a pas de nuance a observer >>.

8 Decembre
-R. Leonard declare a Paris-Presse : << Le Gouverneur general estime a 400 le nombre des hommes resolus
qui sevissent dans l'Aures et croit que l'aneantissement de la bande de Grine Belgacem va tres serieusement
reduire les vocations.

10 Decembre -Le premier ministre libyen demande au gouvernement francais de retirer ses troupes du Fezzan.

20 Decembre -Operation de grande envergure dans la region de l'Ouenza avec 12 000 soldats.

22 Decembre
-Pour mettre fin aux activites clandestines du parti dissous, perquisition aux domiciles d'anciens membres du
MTLD en France et en Algerie ( 208 perquisitions, 142 arrestations ).
-Huit membres du MTLD sont arretes, tous adjoints au maire d'Alger, il s'agit de Abdelhamid Ali, Mustapha
Bouchakour, Mohamed Meftoul, Messaoud Zitouni, Zerargui Tahar, Abdelkader Amrani, Abdelkader Doumene
et Benzirag.
Les autorites francaises etaient convaincues que le MTLD etait seul capable de declencher un mouvement
insurrectionnel. Ce qui d'ailleurs n'etait pas une erreur, dans la mesure ou presque la totalite des responsables
du declenchement venaient de ce parti. Mais elles etaient loin de suivre l'evolution rapide du MTLD apres les
Congres de Niort et d'Alger ou l'eclatement avait engendre la neccessite de passer a l'action pour debloquer la
situation et eviter un passage a vide qui aurait pu durer indefiniment.

23 Decembre
-Mise en etat de siege de la region de Souk-Ahras.
-Operation Violette avec 4 000 soldats dans le Sud de l'Aures.

26 Decembre -Operation dans le djebel Ichmoul.

30 Decembre
-Operation Aloes en Grande Kabylie.
-Depot de dossiers de torture aupres du procureur General a Alger, avec plaintes dument motivees.

1955

18 Janvier
-Mort de Didouche Mourad chef de la zone 2 (wilayaII) dans un engagement a Boukarkar, pres de Smendou.
Membre du Comite des 22, un des principaux fondateurs du FLN, il fut le premier chef de la zone 2 a
disparaitre au cours d'un engagement avec les unites parachutistes du colonel Ducourneau, a Oued-Boukarkour
pres de Smendou.
Ses nombreuses missions a Constantine pour le compte du parti, lui permirent d'avoir une bonne connaissance
de la region. c'est pourquoi, lors de la reunion du comite des Six a la veille du declenchement, il ceda l'Algerois
qu'il devait diriger et dont il etait originaire, a Bitat, contre le Nord Constantinois.
18 Janvier au 24 Fevrier
-Operation Veronique dans le Djebel Ahmar Kheddou (Aures) avec 5 000 soldats ( bombardements de villages,
incendies,massacres de civils), operation visant a l'isolement des combattants de l'ALN par rapport a la
population qui, privee de ravitaillement par bouclages, controles et rationnements, n'apporterait plus de soutien
logistique a ces combattants. L'effet de cette operation sera insignifiant, tant les autorites militaires et civiles
de la region ignoraient presque totalement les structures sociales des habitants de l'Aures et surtout les rapports
etablis entre ces derniers et les hommes de l'insurrection qui, depuis bien avant le 1er Novembre 1954, vivaient
deja en maquisards.
Sur le plan militaire et selon la presse colonialiste, neuf combattants seulement furent tues du cote algerien. ce
resultat montre bien l'inefficacite des moyens mis en oeuvre face a l'ALN.
20 Janvier
-Jacques Chevallier, nomme ministre de la defense apres le remaniement opere par Mendes-France.
23 Janvier
-Operation Violette dans l'Aures, prolongement de l'operation Veronique, avec 3 300 soldats, dirigee par le
colonel Millet, l'operation n'eut selon la presse, que quatre tues parmi les combattants algeriens.
C'est dire que l'offencive declenchee par le Haut-Commandement de l'armee francaise contre l'Aures fut un
echec total, et que la pratique de la guerre de guerilla par l'ALN etait efficace. La guerre des ombres allait
desormais se reveler couteuse pour le gouvernement francais qui n'arretera pas de reclamer toujours plus de
d'argent et de contingents pour la pacification.
25 Janvier
-Jacques Soustelle,nomme Gouverneur general a la place de Roger Leonard.
-Articles de presse relatifs a la torture.

Effectifs francais porte a 80 000 soldats contre 49 700 en Novembre 1954.
6 Fevrier -Chute du gouvernement Mendes-France, Considere par les ultras d'Algerie, comme le liquidateur
de l'Indochine, de la Tunisie et du Maroc, pour lesquels les negotiations en cours prevoyaient l'independance.
10 Fevrier
-Discussion entre Ben Bella, Khider, Ait Ahmed, Boudiaf et Mezghana (Messaliste) au Cair qui aboutissent a
une declaration commune annoncant la creation du FLN.
-Adhesion de Abane Ramdane au FLN, c'est sans nul doute l'un des personnage les plus importants de la
revolution algerienne. des sa liberation, il prit contact avec Ouamrane et rejoignit le FLN. Krim Belkacem le
designa comme conseiller politique de la zone 4 (W. IV). C'est alors que Abane Ramdane commenca a s'imposer
comme theoricien de la revolution. Rompant avec Messali et ses fideles partisans, il oeuvra au ralliement des
autres partis et formations algeriennnes, au FLN. Mais c'est surtout au Congres de la Soummam qu'il montrera
une grande habilete politique et une grande capacite d'organisateur.
11 Fevrier
-Ben Boulaid, chef de la zone 1 (wilaya I) fait prisonnier a la frontiere algero-libyenne, il devait prendre contact
avec Ben Bella en Libye pour fixer un plan d'acheminement des armes, lorsqu'il fut reconnu sur renseignements
par les autorites francaises en Tunisie. Apres un bref engagement ou il tua un soldat et en blessa un autre,
Ben Boulaid fut Arrete. Incarcere d'abord en Tunisie, il fut transfere a la prison civile de Constantine.
12 Fevrier -Jaques Soustelle, Gouverneur general arrive a Alger.
22 Fevrier -Cinquante tirailleurs desertent et rejoignent l'ALN avec armes et bagages.
23 Fevrier -Second ministere Edgar Faure.
26 Fevrier
-Deux fidaine sont arretes apres un engagement avec un groupe de gendarmes pres du Douar Maatka
(commune de Tizi-Ouzou). un troisieme fut tue. L'un des deux prisonniers derouta la police et la gendarmerie
dans les interrogatoires et s'averera un personnage d'une grande importance, apres l'arrestation le 23 mars 1955
de Rabah Bitat. Il s'agit de Aziz el-Riffi.
En effet, ce ne fut qu'apres l'arrestation de Bitat, que la presse communiqua :<<L'agent de liaison entre Krim,
Bitat et Ouamrane ne tardera pas a etre arrete>>. En fait, il etait entre les mains de la police. Il s'agissait de
Benhamadi (ou Fettah ou Zaoui). Quelque document trouve sur Bitat fut a l'origine de l'identification du captif
Benhamadi se revela etre Hamadi Aziz el-Riffi, originaire du Rif marocain. Il fut un des lieutenants de l'Emir
Abdelkrim el Khattabi, dans le Comite de liberation du Maghreb et, apres avoir suivi un stage de formation
militaire a Baghdad, revint au Caire avec le grade de sous-lieutenant.
Contacte en juin 1954 par Ben Bella, il fut remis a la disposition de la revolution algerienne par Abdelkrim el
Khettabi et envoye en Algerie des le debut de la guerre pour servir de conseiller militaire a l'ALN.
Arrive a Alger le 12 novembre, il ne put prendre contact avec l'organisation que le 9 Decembre ou il fut conduit
chez Krim Belkacem avant d'etre fait prisonnier le 26 Fevrier.
Hamadi el-Riffi fut condamne a mort le 29 janvier 1957 et execute.

3 Mars
-La consultation electorale prevue pour mi-mars est ajournee pour le Sud et le Sud-Est constantinois.
8 Mars
-Soixante-quinze tirailleurs tuent huit soldats, emportent armes et bagages et rejoignent l'ALN.
15 Mars
-Mr. Bourges-Maunoury, ministre de l'Interieur, annonce au conseil des ministre que d'importentes mesures
militaires allaient etre proposees au Conseil superieur de la Defense nationale, il ne s'agit pas de proclamer l'etat
de siege, mais un etat d'exception ou d'urgence.
-Soustelle, Gouverneur general, est attendu a Paris, pour en discuter avec le ministre de l'Interieur.
22 Mars
-L'etat d'urgence en Algerie, approuve par le Conseil des ministres, est depose le meme jour a l'Assemblee nationale
francaise, le gouvernement delimitera par decret les territoires ou l'etat d'urgence sera applique.
Les nouvelles mesures et dispositions permetront de soumettre dans certains cas les crimes et delits a la juridiction
militaire.
23 Mars
-Arrestation de Rabah Bitat, c'est le troisieme du groupe des Six et des Neuf historiques, apres Didouche
et Ben Boulaid, qui disparait du theatre des operations depuis le debut de l'Insurrection, ceci sur denonciation de
l'adjudant Slimane dit Djoudene. Celui-ci etait depuis longtemps un indicateur a la solde de l'administration
francaise, infiltre dans le camp activiste du MTLD avant le declenchement du 1er Novembre.
Il etait responsable du parti a Bouira et, beneficiant de la confiance des dirigeants du FLN, avait une certaine
responsabilite au plus haut niveau de la zone 4. C'est ainsi qu'il atttira Bitat dans un guet-apens sous pretexte de
lui remettre un message de la delegation exterieure.
28 Mars
-Rencontre de personnalites politiques algeriennes avec Soustelle, dans l'espoir de briser la representativite
unique du FLN et montrer qu'il y avait plusieurs tendances qui se declarent interlocuteurs valables. Soustelle
recevra toujours dans le meme espoir, Ferhat Abbas pour l'UDMA, Toufik el Madani et Kheireddine, pour les
Oulema. Mais ces personnalites etaient deja en contact direct ou non avec le FLN pour une eventuelle adhesion.
30 Mars
-Sur demande de Soustelle, dix huit officiers des affaires indigenes du Maroc arrivent en Algerie, sous le
commandement du Lieutenant-colonel Verlier, ou ils vont etre en mission dans l'Aures.

1er Avril
- L'etat d'urgence pour une periode de six mois, en Algerie, vote a l'Assemblee nationale par 379 voix contre
219 entre immediatement en application.
4 Avril
- Decret fixant l'application de l'etat d'urgence aux regions auresienne, constantinois et kabyle qui englobent
environ un million et demi de personnes.
13 Avril
- Edgare Faure, president du Conseil declare : <<Il n'est pas normal qu'un pays(la Libye) qui doit son
independance a l'initiative americaine, entretienne sur son territoire, pres des frontieres orientales de la
Tunisie, des camps ou l'on forme des hommes pour la guerre de guerilla, pour des raids et des assassinats>>.
Cette declaration avait pour but principal de susciter la reaction des pays membres de l'OTAN et surtout
celle des Americains. Le Gouvernement francais, conscient de ses faiblesses sur le plan militaire, son armee
etant dispersee en Indochine, en Tunisie, au Maroc et en Algerie, commencait des le declenchement de
l'insurrection algerienne a regarder du cote des forces francaises de l'OTAN.
Francois Mitterand l'avait explicite dans sa declaration au Parisien libere, le 21 novembre 1954.
22 Avril
- Implantation permanente dans l'Aures de troupes legionnaires, et parachutistes.
23 Avril
- Resolution en faveur des pays maghebins, a la Conference de Bandung. Grace au soutien de Nasser, une
delegation Algerienne, ou figuraient M. Yazid et Ait Ahmed, fut admise a la conference. Ce fut la premiere
assise a laquelle participait l'Algerie combattante.
- Application de la censure en vertu de l'etat d'urgence.
- Constitution de milices de colons qui entreprendront des exactions a leur compte.
24 - 25 Avril
- Soustelle, accompagne du prefet de Constantine M. Dupuch et du General Cherriere, se rend a paris pour
discuter de la situation en Algerie et surtout de celle de l'Aures, avec le ministre de l'interieur et les
membres du Gouvernement. A la suite des entretiens Edgare Faure - Soustelle, il fut decide la creation d'un
commandement dans la zone d'urgence du Constantinois, sous l'autorite et la responsabilite du prefet.
Un officier general sera charge de la direction de toutes les operations civiles et militaires, a compter du
1er mai 1955.
-Communique du Gouvernement general relatif a la resolution de Bandung. Le Gouvernement general
proteste contre la resolution de Bandung sur le droit de l'independance de la Tunisie, du Maroc, et de
l'Algerie qui signifie une ingerence dans les affaires interieures francaises. Le communique insiste sur
l'attitude de certains pays du groupe afro-asiatique qui abritent et entrainent des hommes comme
Hamadi el Riffi.
28 Avril
- L'etat d'urgence est etendu aux communes de Biskra et d'El-Oued.
- Dans la zone d'urgence, les reunions publiques sont interdites dans la region de Batna et dans les
communes mixtes de Tebessa. Le General Parlange, chef de la region d'Agadir, nomme Commandant unique
dans l'Aures.
29 Avril
- Rencontre De Gaulle-Edgar Faure a l'hotel La Peyrouse a Paris ou ils s'entretiennent de la situation en Algerie.
30 Avril
- Un groupe de combattants ALN attaque et desarme un goum dans la region de Philippeville.

Juin 1955. Retour de Bourguiba à Tunis, après trois ans d’emprisonnement. La Tunisie accède à l’autonomie interne

30 septembre 1955. L'Assemblée générale de l'ONU vote l'inscription à l'ordre du jour de l'affaire algérienne.

1955. Indépendance du Maroc: Les accords de La Celle-Saint-Cloud (6 novembre) prévoient le retour du sultan, sous le nom de Mohammed V, et l’indépendance du pays. Rentrée triomphale de Mohammed V au Maroc le 10 novembre.

12.12.1955 Les élections en Algérie sont reportées.


1956


2 février : Jacques Soustelle est remplacé par Robert Lacoste.
Avril-mai : Envoi du contingent.
20 août Les chefs F.L.N. (Front de libération nationale) de l'intérieur se réunissent pour la première fois; c'est le congrès de la Soummam d'où sortira la plate-forme du F.L.N.

1956. Le Maroc accède à l’indépendance le 2 mars après la signature, à Paris, de la déclaration commune mettant fin au protectorat. En avril, le Maroc récupère la zone nord, qui était jusque-là sous contrôle espagnol, et la ville de Tanger en octobre. Le pays est à nouveau unifié (à l’exception de l’enclave Ifni et de la zone de Tarfaya, demeurées sous contrôle espagnol).

1956. Proclamation de l’indépendance de la Tunisie, le 20 mars, et abrogation des traités du Bardo et de La Marsa. Bourguiba forme un gouvernement en avril et fait adopter, le 13 août, le code du statut personnel, qui instaure l’égalité juridique entre hommes et femmes.

29.10. Israël, l'Angleterre et la France déclenchent une opération militaire contre l'Egypte.
15.11. L'ONU inscrit la question algérienne à son ordre du jour.
05.12. Le gouvernement français dissout les conseils généraux et les municipalités en Algérie.

14 décembre : Le général Raoul Salan est nommé commandant en chef en Algérie.

1957 les tortures et exécutions sommaires

7 janvier : Les parachutistes du général Jacques Massu passent à l'offensive à Alger.
07.01. Le général Massu est chargé du maintien de l'ordre à Alger.

1957. Mohammed V prend le titre de roi du Maroc en août. Son fils Hassan II est désigné comme son successeur.

27 juillet 1957. Abolition de la monarchie en Tunisie, et proclamation de la République, dont Bourguiba devient le premier président.

20.09. L'ONU inscrit la question algérienne à son ordre du jour.
24 septembre : Le général Massu gagne la bataille d'Alger.
29.11. L'Assemblée nationale vote la loi-cadre et la loi électorale de l'Algérie.



1958

1958. Déclenchement, en janvier, de l’opération militaire franco-espagnole contre l’Armée de libération du Sud marocain (ALSM) au Sahara occidental. Accord entre l’Espagne et le Maroc sur la rétrocession de la province de Tarfaya le 1er avril. Début de l’insurrection du Rif, écrasée par les Forces armées royales (FAR) quelques mois plus tard.

7 janvier : Début de l'exploitation du pétrole saharien.

1958. Tunisie: Le 8 février, l’aviation française bombarde le village de Sakiet Sidi Youssef, qui abrite un camp du FLN algérien : près de 70 villageois sont tués.

15 avril : Chute du gouvernement Gaillard: crise ministérielle de trente-sept jours.
26.04. 30 000 Algérois demandent un Gouvernement de salut public après la chute du gouvernement Gaillard.
13.05. Un Comité de salut public est créé à Alger sous la présidence du général Massu; on fait appel à de Gaulle.
13 mai : A Alger, la foule envahit les bâtiments administratifs et applaudit le Général de Gaulle.
15.05. De Gaulle se déclare prêt à assumer les pouvoirs de la République.
01.06. L'Assemblée nationale investit de Gaulle par 339 voix contre 224.
4 juin : Tournée triomphale du Général de Gaulle en Algérie: "je vous ai compris!".
19 septembre : Formation du gouvernement provisoire de la République Algérienne. (G.P.R.A.)
28.09. La nouvelle Constitution est approuvée par référendum (79 % de oui en métropole, 95 % en Algérie).
23.10. De Gaulle propose au F.L.N. la paix des braves.
Décembre : Le Général Challe et Paul Delouvrier remplacent le général Salan.
21.12. De Gaulle est élu président de la République.

1959

Janvier : Élaboration du plan Challe basé sur le principe de pacification.

1959. Maroc: Scission au sein de l’Istiqlal en décembre : Mehdi Ben Barka crée l’Union nationale des forces populaires (UNFP), d’inspiration socialiste et anti-impérialiste.

1959. Promulgation de la Constitution Tunisienne le 1er juin et instauration d’un régime présidentiel. Le 17 juin, la France signe un accord garantissant le retrait de ses troupes de tout le territoire tunisien à l’exception de la base navale de Bizerte.

22 juillet : Offensive Challe: opération "Courvoie".
16.09. De Gaulle proclame le droit des Algériens l'autodétermination.



1960
19 janvier : Le Général Massu est muté en métropole pour avoir critiqué la politique du général de Gaulle.
24 janvier : "Semaine des barricades"; les "ultras" tirent sur les gendarmes.
29 janvier : Discours de De Gaulle; la révolte s'éteint.
30 mars : Le général Challe démis de ses fonctions de commandant en Chef en Algérie.
25-29 juin : Les pourparlers de paix de Melun se soldent par un échec.
6 septembre : "Manifeste des 121" sur le droit à l'insoumission.
22 novembre : Création d'un poste de ministre d'état des affaires algériennes confié à Louis Joxe.
23 novembre : Départ de Paul Delouvrier.
20 décembre : Les Nations Unies reconnaissent à l'Algérie le droit à l'autodétermination.

1961
08.01. La politique algérienne du général est approuvée par référendum (75 % de oui).
25 janvier : Première manifestation de l'O.A.S.; assassinat de Me Popie.

1961. Maroc: Mort de Mohammed V le 26 février. Hassan II accède au trône le 3 mars.

25.04. Putsch des généraux à Alger; de Gaulle assume les pleins pouvoirs aux termes de l'article 16 de la Constitution.
20.05. Ouverture des pourparlers d'Evian.
20 mai-28 juillet : Échec des premiers entretiens d'Évian.

1961. Tunisie: « Crise de Bizerte » : en juillet, de violents affrontements entre l’armée française et la population autour de la base font, selon les estimations, entre 600 et 2 000 morts côté tunisien. Un cessez-lefeu est signé le 23 juillet. La France évacue Bizerte le 15 octobre.

14.07. Algérie Recrudescence des attentats de l'O.A.S. (Organisation Armée Secrète).

8 septembre : Attentat du Petit-Clamart.: L’attentat du Petit-Clamart, désigné par ses auteurs sous le nom d’opération Charlotte Corday, est le nom d'une action d'un groupe dirigé par le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, visant à assassiner le président Charles de Gaulle, le 22 août 1962 à Clamart. L'opération a été nommée d'après un personnage historique du XVIIIe siècle, Charlotte Corday, qui renvoie à la lutte de pouvoir s'opérant pendant la Convention nationale entre les Girondins et les Jacobins. Les Girondins proscrits et fugitifs s’étaient réfugiés dans le Calvados. Ils y tenaient des assemblées et Charlotte Corday assista plusieurs fois à ces séances. À cette époque, le député jacobin Jean-Paul Marat, représentant pour elle la tyrannie, triomphait à Paris. Le 13 juillet 1793, Charlotte Corday se rendit au domicile de Marat et l'assassina. Arrêtée, elle fut condamnée par le Tribunal révolutionnaire et exécutée. Le parallèle entre la lutte menée dans la clandestinité par l'OAS contre le président de Gaulle à Paris et celui de l'assassinat de Marat indique à la fois, le choix du nom de code de l'opération ainsi que sa nature, un assassinat politique. http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Charlotte_Corday

Arrêté en septembre 1962 à son retour d’une mission scientifique en Grande-Bretagne, Bastien-Thiry est inculpé devant la Cour militaire de justice présidée par le général Roger Gardet. Son procès se déroule du 28 janvier au 4 mars 1963. Son avocat est maître Jacques Isorni. Il fut condamné à mort en tant que commanditaire de cette tentative d'assassinat, tout comme les tireurs du commando. Il est déchu de son titre de chevalier de la Légion d'Honneur et emprisonné à la prison de Fresnes au quartier des condamnés à mort Les deux tireurs obtiennent la grâce du Président de la République, mais le général de Gaulle refuse celle du colonel Bastien-Thiry, décision qu'il explique par deux raisons : Bastien-Thiry a fait tirer sur une voiture occupée par une femme et, contrairement aux autres membres du commando, il n'a pas pris de risques directs. De Gaulle, parlant des partisans de l'Algérie française, aurait alors eu ce mot : « Ils veulent un martyr, eh bien, ils l'auront ! ». le colonel Jean Bastien-Thiry fut fusillé devant un peloton d'exécution au fort d'Ivry le 11 mars 1963 à 6h39, une semaine après que le verdict fut rendu. Son exécution donna lieu à la plus grande organisation de l'histoire de la justice française, avec plus de 2000 policiers et 35 voitures mobilisées pour éviter son évasion.[1]. Ce sera le dernier condamné à mort par une cour militaire, et donc le dernier à être fusillé en France.

 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bastien-Thiry


1962

18.02. Pourparlers des Rousses.

7-18 mars : Second entretien d'Évian: l'accord est signé.Ces accords mettaient fin à huit ans d'une guerre qui n'en portait pas encore le nom et pour laquelle la France avait déployé environ 400 000 hommes et durant laquelle de 250 000 à 400 000 algériens furent tués (plus d'un million selon le FLN).

mars 62 des décrets d’amnistie interdisent les poursuites contre les auteurs de violence des deux camps. Les victimes ne pourront jamais attaquer leurs bourreaux. Il reste tout de même le droit à la vérité, estiment certains. Il y a un demi siècle, ils vivaient dans la Casbah d’Alger. Mustapha Merouane avait 20 ans, Mohamed Abderaoui 27, Abdelkader Amour 17, Mohamed Boulay 12. Les plus âgés militaient pour le FLN, distribuaient des tracts, portaient des messages. Ils racontent les mêmes horreurs : la descente des paras au petit matin, les interrogatoires, à leur domicile ou au Fort-l’Empereur, sur les hauteurs de la ville. Le corps ligoté sur un sommier métallique, des fils électriques dans le sexe, les orteils, les oreilles, le supplice de l’eau, les passages à tabac… Tous nomment le même homme, qui dirigeait ces séances de torture : Jean-Marie Le Pen.

19.03. Cessez-le-feu en Algérie.

08.04. Référendum à propos de l'Algérie (90,7 % des voix approuvent les accords d'Evian).

20 avril : Le général Salan est arrêté.

Dès juin 62, l’historien et militant Pierre Vidal-Naquet publie dans Vérité-Liberté un rapport de police daté de 57 qui accable Jean-Marie Le Pen.

17 juin : Trêve de l'O.A.S. et du F.L.N.; exode des pieds-noirs.

01.07. Référendum d'autodétermination en Algérie ; l'indépendance est approuvée par 99,72 des voix.

03.07. Le G.P.R.A. (Gouvernement provisoire de la République d'Algérie) s'installe à Alger.

5 juillet 1962 : Indépendance de l'Algérie

Le 2 février 1992 sur TF1, en pleine controverse sur l'immigration et à quelques mois des élections législatives de 1993, Michel Rocard avait affirmé :"j'ai fait condamner M Le Pen pour fraude électorale" et "Il faut tout de même savoir qui est M. Le Pen, et s'en souvenir. En Algérie, il a torturé." Poursuivi en diffamation par le leader d'extrême droite, l'ancien premier ministre, condamné en première instance, avait été relaxé en appel à Paris. Mais cette dernière décision qui reconnaissait la bonne foi de M. Rocard, avait été cassée, la Cour de cassation confirmant sa première jurisprudence Le Pen. Au terme d'un second procès devant la cour d'appel de Rouen, Michel Rocard avait bénéficié d'une nouvelle relaxe. Et la Cour de cassation avait fini par s'incliner.

 

 

Victoire contre l'impérialisme...

"Pendant sept ans et demi d'une guerre cruelle le peuple algérien a tenu tête à l'une des plus fortes puissances coloniales du siècle: plus d'un million de soldats français ont été mobilisés à cet effet avec tout leur armement moderne: aviation, artillerie, blindés, marine.

La France est arrivée à dépenser jusqu'à trois milliards de francs par jour. Elle a bénéficié de l'appui massif de l'OTAN dans tous les domaines: militaire, financier, diplomatique, moral.

Elle a tenté avec l'aide d'une grande partie du peuplement européen en Algérie, de lutter désespérément pour le maintien de l'Algérie française .

Face à cette puissance qu'avait à opposer le Peuple algérien ?

D'abord sa foi en la justesse de sa cause, la confiance en lui-même et en ses destinées et la volonté inébranlable de briser les chaînes du colonialisme; ensuite, et surtout, son unanimité dans la lutte. Les Algériens - hommes et femmes, jeunes et vieux, d'Alger à Tamanrasset et de Tebessa à Mamia - se sont dressés dans leur totalité dans la guerre de libération. Ni les tentatives de division, ni la présence de contre-révolutionnaires et de provocateurs dans leurs rangs n'ont pu altérer leur foi et leur unité. Les Algériens se sont sentis comme les organes d'un même corps dans cette lutte gigantesque. Le F.L.N. et l'A.L.N. ont été des instruments de combat efficaces au service du Peuple, et par leur action continue ont porté des coups sérieux au colonialisme.

La Révolution algérienne a forcé l'admiration de tous. Elle jouit actuellement d'un prestige universel qui lui vaut de nombreux appuis.

A nos frères Maghrébins et Arabes, au pays socialistes, aux peuples du tiers monde, aux démocrates de France et d'Europe qui nous ont aidés, nous devons aujourd'hui d'exprimer notre reconnaissance pour leur soutien et leur solidarité.

Cette lutte a été d'un précieux enseignement pour les peuples subjugués encore par l'impérialisme. Elle a détruit le mythe de l'invincibilité de l'impérialisme. Tout en conduisant à la libération de l'Afrique, elle a démontré qu'un peuple aussi petit soit-il, et avec des moyens réduits, peut tenir tête à un impérialisme même très puissant et arracher sa liberté."
Extraits de l' Appel au peuple algérien par le président du GPRA, Benkhedda, in "Le Moujahid" , édition spéciale du 19 mars 1962

"L'Algérie, pendant l'année dont nous parlons [1961-1962], a été une terre maudite. Tous ceux qui y ont touché se sont sali les mains. Les responsables sont dans tous les camps. Le F.L.N., le pouvoir, les barbouzes, les gendarmes, les autorités civiles : personne ne s'est montré brillant, ni tout à fait honnête. Ce fut une vaste foire d'empoigne, où le plus fort et le plus rusé a gagné. Si elle ne sut pas se montrer unie, l'O.A.S. (1) avait au moins des motifs pour expliquer son action. L'avenir a prouvé que les pieds-noirs avaient quelques raisons de ne pas vouloir l'Algérie algérienne."
Robert Buchard, Organisation Armée secrète , Paris, Albin Michel, 1963, T. II, pp. 211-212

"Les signataires d'Evian, les Français en particulier, peuvent-ils assurer que la paix raciale est là, que la vie communautaire juste et équitable va régner par enchantement, que les adversaires d'hier vont, fraternellement, bâtir une Algérie nouvelle ?
La croire et même l'espérer, c'est oublier une réalité vieille de sept ans et cinq mois. D'aucuns diront très antérieure.
Les lointains attentats du 1er novembre 1954 se sont transformés en flots de sang et de haine. L'armée française a laissé derrière elle des centaines de milliers de tués. Le F.L.N. annoncera un million, chiffre probablement peu éloigné de la réalité. Il y eu des représailles aveugles et collectives (...). Chaque famille algérienne compte plusieurs chouhada (1) (...).
Les tortures, les sévices ont été le lot journalier. La bataille d'Alger a été gagnée, si l'on se rappelle les termes de Bigeard, dans la m... et le sang.
Dans les postes, les commissariats, la contrainte a été constamment le moyen de pression pour obtenir des renseignements. Il y a eu des exécutions légales aussi bien en France qu'en Algérie. La justice française n'a pas été tendre. La guillotine a fonctionné. Pendant les quelques mois où François Mitterand a été garde des Sceaux, cinquante-huit terroristes algériens ont été guillotinés. Les corvées de bois ont liquidé les irréductibles, les gêneurs, tous ceux qu'on ne pouvait plus présenter. Les cadavres ont été éparpillés au hasard dans les fonds d'oued et des fourrés avant de devenir la proie des chacals pleurant dans la nuit.
En France même, il y a eu des ratonnades policières. (...) Il y a eu les prisons, les internements, les camps de déportation. Des régions transformées en zones interdites ont été dévastées. Des douars entiers ont vu leurs mechtas brûlées, le bétail abattu, les récoltes abandonnées. Les populations regroupées ont pataugé dans la boue et plié sous la misère.
Les haines de clan ont joué à mort entre Algériens pro-français et anti-français. Le neutralisme n'était pratiquement plus possible. L'engagement pour un camp ou pour l'autre était obligatoire.
(...) Le F.L.N., qui a commencé les assassinats et les massacres, a de son côté autant servi l'horreur. Elle fut sa meilleure alliée. (...) Bombes, attentats se sont succédé. Jeunesse innocente fauchée au Milk Bar ou à l' Otomatic, fermiers assassinés, musulmans francophiles égorgés, la liste est longue de ceux qui ont payé le tribut de leur titre de Français ou de Pro-Français. Qui n'a pas supporté dans sa famille, dans ses biens, dans sa chair même le prix de la rébellion ?
La réponse est sans ambiguïté. Faute de protection, la communauté européenne et ses amis sont condamnés à l'exil ou à la mort. La valise ou le cercueil."

(1) Martyrs
Pierre Montagnon, La guerre d'Algérie , pp. 376-377

depuis l'indépendance, le Grand Alger, en continuel développement, abrite près de 3 000 000 d'habitants. Capitale politique et intellectuelle, Alger est aussi un imortant centre industriel. Le port d'Alger est le premier port d'Algérie.

7 décembre 1962. Maroc: Adoption de la première Constitution par référendum. Le roi exclut l’Istiqlal du gouvernement quelques semaines plus tard.

1963. Interdiction du Parti communiste Tunisien en janvier. Régime de parti unique.

1963. Arrestations en juillet de membres de l’UNFP et de communistes suspectés de complot contre l’Etat Marocain.
« Guerre des sables » entre le Maroc et l’Algérie en octobre-novembre.

1963. Assassinat de Salah Ben Youssef, principal opposant à Bourguiba (président Tunisien), le 12 août, à Francfort.

1963 Maroc: Ben Barka est condamné à mort par contumace le 9 novembre.

1964. Tunisie: Nationalisation des terres coloniales, en mai, et mise en place d’une économie planifiée. Le 22 octobre, le Néo- Destour est rebaptisé Parti socialiste destourien (PSD). Bourguiba est réélu en novembre.

1965. Après le soulèvement de Casablanca – réprimé dans le sang par le général Oufkir –, en mars, l’état d’urgence est décrété. Le roi est doté des pleins pouvoirs.
Ben Barka est assassiné à Paris le 29 octobre.

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Mehdi Ben Barka: un crime politique non encore élucidé.

D'une famille de petits fonctionnaires, Mehdi Ben Barka a fait des études de mathématique à Rabat et devient professeur de lycée. Proche du Palais, il enseigne aussi au Collège royal. Il a le futur roi Hassan II parmi ses élèves. Représentant de l’aile gauche d’un parti qu’il juge trop conservateur, il provoque une scission et fonde en 1959 l'Union nationale des forces populaires du Maroc (gauche), qui se place dans l’opposition au régime du roi Hassan II. Il devient professeur de mathématiques. Il fonde, en septembre 1959, l'Union nationale des forces populaires (UNFP), principal parti de gauche opposé au régime royal. Il préside l'Assemblée consultative mise en place après l'indépendance. Le 16 novembre 1962, il échappe déjà à un attentat fomenté par les services du général Oufkir et du commandant Dlimi. Le 22 novembre 1963, il est condamné à mort par contumace pour complot et tentative d'assassinat contre le roi.
Mehdi Ben Barka s'exile et part d'abord pour Alger, où il rencontre Che Guevara, Amílcar Cabral et Malcolm X. Il s'en va ensuite pour Le Caire, Rome, Genève et La Havane, tentant de fédérer les mouvements révolutionnaires du tiers-monde en vue de la Conférence tricontinentale devant se tenir en janvier 1966 à La Havane et où, affirmait-il dans une conférence de presse, « les deux courants de la révolution mondiale y seront représentés : le courant surgi avec la révolution d’Octobre et celui de la révolution nationale libératrice ». Présidant la commission préparatoire, il y définit les objectifs, parmi lesquels l’aide aux mouvements de libération, le soutien à Cuba soumis à l’embargo américain, la liquidation des bases militaires étrangères et l’apartheid en Afrique du Sud... Pour l’historien René Galissot, « c’est dans cet élan révolutionnaire de la Tricontinentale que se trouve la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Ben Barka ».
il est intercepté peu après son arrivée à Paris devant le 151 boulevard Saint-Germain, le 29 octobre 1965, par deux policiers français l'inspecteur principal Louis Souchon (chef du groupe des stupéfiants à la Brigade mondaine) et son adjoint Roger Voitot, qui le font monter dans une voiture où se tient également un membre de la pègre parisienne, Julien Le Ny. On ne le reverra jamais. Cette « interpellation » est commanditée par Antoine Lopez, chef d'escale d'Air France à l'aéroport d'Orly et Honorable correspondant du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Elle implique également à des degrés divers trois autres personnages obscurs : Georges Boucheseiche (ancien membre de la Gestapo française sous l'Occupation, qui rallia le gang des Tractions Avant à la Libération, il fut également, dans les années 1960, un barbouze anti-OAS, puis un actif militant du Service d'action civique), proche de Jo Attia, et Jean Palisse et Pierrot Dubail, ses hommes de mains. Lors du procès Ben Barka, Lopez fut fortement soupçonné d'avoir agi sur instructions du général Oufkir, et le 7 juin 1967, le verdict fut ainsi prononcé : les deux policiers furent condamnés à 8 ans et 6 ans de réclusion criminelle, Antoine Lopez à 8 ans. Le général Oufkir et les quatre membres de la pègre parisienne quant à eux, réfugiés au Maroc, furent condamnés à la perpétuité par contumace, mais le roi Hassan II refusa toujours d'appliquer les condamnations ou d'extrader les condamnés.
Lors de sa conférence de presse du 21 février 1966, le général de Gaulle déclare : « Du côté français que s'est-il passé ? Rien que de vulgaire et de subalterne. Rien, absolument rien, n'indique que le contre-espionnage et la police, en tant que tels et dans leur ensemble, aient connu l'opération, a fortiori qu'ils l'aient couverte. » Cette fameuse affirmation sera contredite par les découvertes ultérieures : le SDECE (ancêtre de la DGSE) était bien au courant de l'enlèvement projeté. Dès l'enlèvement du leader tiers-mondiste, cette affirmation nette de De Gaulle est mise en doute : si le corps de Ben Barka a quitté la France, peut-on vraiment transférer un cadavre (ou un homme inconscient) par avion de Paris à Rabat, sans se faire arrêter par la police aux frontières ? En 2006, l'ex-commissaire Lucien Aimé-Blanc publie des écoutes téléphoniques de l'époque montrant que les services français surveillaient déjà tous les hommes ayant pris part à l'enlèvement.

5-10 juin 1967 : guerre des 6 jours

1969. L’Espagne rétrocède au Maroc l’enclave d’Ifni le 30 juin.

1969. Tunisie: Emeutes dans le Sahel, en août, contre la collectivisation des terres. Le ministre de l’économie, Ahmed Ben Salah, est limogé en septembre. Fin de l’expérience socialiste.

 

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1 septembre 1969 Renversement du roi de la Libye, Idris 1er

Seul souverain de la Libye depuis la proclamation d'indépendance de 1951, le roi Idris 1er se rend à Ankara, en Turquie, pour des raisons de santé. Pendant son départ, un coup d'État est orchestré par un groupe d'officiers menés par un jeune colonel de 27 ans, Muammar al-Kadhafi. Celui-ci deviendra le président du Conseil de commandement de la révolution et l'homme fort de la Libye, devenue une république. Le slogan « Liberté, socialisme, unité arabe » est au coeur du programme du nouveau régime, d'abord dirigé par des militaires et des civils, dont le premier ministre est Mahmoud Soliman al-Maghreby. Des mesures restrictives sont adoptées à l'endroit des compagnies de pétrole, une ressource abondante en Libye, et Kadhafi, un admirateur du président égyptien Gamal Abdel Nasser, fait évacuer des bases appartenant aux Britanniques et aux Américains. Le projet d'union politique qu'il souhaite réaliser avec l'Égypte et d'autres pays arabes ne pourra toutefois être mené à terme.
source : université de Sherbrooke

1971 La Répression au Maroc

1971. Maroc Tentative de coup d’Etat au palais de Skhrirat, le 10 juillet (près de 100 morts). Ses instigateurs, dont les généraux Ababou et Medbouh, sont exécutés.

février 1972. Soulèvements étudiants en Tunisie.

1972. Adoption de la troisième Constitution Marocaine en mars, dont une partie sera suspendue en avril (report des élections législatives). Deuxième tentative de coup d’Etat militaire, le 16 août, menée par le général Oufkir, qui est tué le lendemain.

1973. Interdiction, en janvier, de l’Union nationale des étudiants marocains (UNEM), principal syndicat étudiant. Restriction du code des libertés publiques en avril.

Création, le 10 mai, du Front Polisario (Front populaire pour la libération de la Saguia El-Hamra et du Río de Oro) au Sahara occidental.

En août, le Maroc récupère la totalité des terres coloniales.

16 octobre 1973 Début du premier «choc pétrolier»

Le 17 octobre 1973, l'Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP) annonce qu'elle réduira de 5% par mois son débit de pétrole, tant que les États-Unis ne changeront pas leur politique au Moyen-Orient. La veille, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) annonçait une hausse de 17% du prix du brut et une augmentation de 70% des taxes aux compagnies pétrolières.

Cette stratégie résulte d'un tournant dans la guerre du Kippour entre Israël et les pays arabes. Après avoir été surpris par une attaque sur deux fronts, l'État hébreu reprend rapidement le contrôle et menace à son tour les pays arabes. C'est à ce moment que la crise pétrolière éclate. En réaction à l'évolution du conflit, les pays membres de l'OPEP, réunis au Koweït, annoncent un embargo sur les livraisons de pétrole destinées aux pays qui soutiennent Israël. Ils exigent également le retrait complet des territoires occupés par Israël. À la conférence de Téhéran, le 23 décembre 1973, l'OPEP annonce une deuxième augmentation des prix. L'embargo, qui dure 5 mois, est levé en grande partie le 18 mars 1974. L'OPEP justifie la crise en revendiquant une part croissante dans les opérations de production qui sont fortement contrôlées par des compagnies pétrolières. Bref, elle veut prendre le contrôle de la production du pétrole pour pouvoir maintenir un prix artificiellement élevé du brut. Le résultat est une sévère commotion pour tous les pays consommateurs de pétrole. Le prix de l'Arabian Light, un pétrole qui sert d'indicateur, passe pendant la crise de 2,32 USD à 9,00. Durant cette même période, les revenus de l'OPEP sont multipliés par quatre, dépassant 86 milliards dollars en 1974.
source : université de Sherbrooke

1974. En juin, le cheikh Abdessalam Yacine publie une lettre ouverte au roi intitulée : « L’islam ou le déluge ». Il est aussitôt arrêté. La revendication marocaine sur le Sahara occidental est portée en septembre devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye : crise entre l’Algérie et le Maroc. Arrestations de nombreux opposants au régime, dont Abraham Serfaty et Abdellatif Zeroual.

1974. Réélection de Bourguiba comme président de la république Tunisienne le 3 novembre.

1975. Après un amendement à la Constitution Tunisienne, Bourguiba est nommé président à vie le 18 mars.

1975. Lancement, le 6 novembre, de la « marche verte » pour le Sahara occidental à l’initiative de Hassan II. L’accord tripartite signé à Madrid entre le Maroc, l’Espagne et la Mauritanie, le 14 novembre, consacre le partage du territoire entre le Maroc et la Mauritanie. Assassinat, en décembre, du leader de gauche Omar Benjelloun par un commando islamiste.

1976. Violents affrontements, au début de l’année, entre les troupes marocaines et algériennes à Amgalla (Sahara occidental). Le 27 février, le Front Polisario proclame la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Tindouf (Algérie). Le 7 mars, rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie.

1977. Tenue des premières élections législatives, en juin, depuis l’adoption de la troisième Constitution. L’Istiqlal entre au nouveau gouvernement dirigé par Ahmed Osman, chef du Rassemblement national des indépendants (RNI) et beau-frère de Hassan II.

1978. « Jeudi noir » en Tunisie: le 26 janvier, la grève générale lancée par l’UGTT tourne à l’émeute à Tunis. La répression militaire fait près de 200 morts. L’état d’urgence est instauré.

1979. Driss Basri est nommé ministre de l’intérieur en mars. En août, la Mauritanie se retire du sud du Sahara occidental en vertu d’un accord de paix signé avec le Front Polisario. L’armée marocaine se déploie aussitôt sur la totalité du territoire.

1980. Le Maroc commence la construction de « murs de protection » au Sahara occidental. A Fès, des incidents entre islamistes et forces de l’ordre, le 9 juin, font plusieurs victimes et conduisent à de nombreuses arrestations.

1981. Le Parti communiste Tunisien est à nouveau autorisé le 18 janvier. Constitution du Mouvement de la tendance islamique (MTI), en juin, dont les principaux dirigeants sont arrêtés et condamnés en septembre.

1981. Des manifestations populaires contre la hausse des prix des denrées de base, en juin, sont durement réprimées par les autorités (plusieurs centaines de morts à Casablanca). Le 27 juin, Hassan II accepte le droit à l’autodétermination des Sahraouis et propose l’organisation d’un référendum « confirmatif ».

1982. La RASD est admise à l’Organisation de l’unité africaine (OUA), dont le Maroc se retirera deux ans plus tard.

1982. L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) est accueillie à Tunis en août.

1983. Déclenchement d’« émeutes du pain » dans le sud de la Tunisie en décembre.

1984. Les « émeutes du pain », en janvier, qui secouent Marrakech et le nord du pays, font des centaines de morts. Vague d’arrestations dans les milieux contestataires.

1984. Les émeutes gagnent Tunis en janvier. Le général Zine El-Abidine Ben Ali est nommé secrétaire d’Etat à la Sécurité nationale en octobre.

 

14 avril 1986 Bombardements américains sur la Libye

les forces américaines attaquent la Libye en guise de représailles contre des actes terroristes auxquels elle aurait participé. Peu de temps avant, les États-Unis avaient adopté des mesures pour inciter la Libye à cesser de se livrer à des activités terroristes anti-américaines. En mars 1986, des vaisseaux américains et libyens se sont affronté directement dans le golfe de Sydra, au large de la Libye.

Puis, le 5 avril, une explosion dévaste une discothèque de Berlin-Ouest fréquentée par des soldats américains. En guise de représailles, le président Ronald Reagan autorise le bombardement de cibles situées dans les villes de Tripoli et Benghazi. Une trentaine d'appareils prennent part à l'opération qui se solde par la mort de dizaines de civils, dont la fille adoptive du président Muammar al-Kadhafi. Les deux occupants d'un bombardier américain perdent également la vie. Cette attaque éclair, qui se déroule pendant la nuit, s'est faite sans la collaboration de la France qui a refusé que les avions survolent son territoire. Après plusieurs années de tensions, les relations entre la Libye et les États-Unis prendront une nouvelle tournure avec la décision du président Kadhafi de renoncer au terrorisme.

Ces frappes ont passablement affaibli l'image du dirigeant libyen. Un journaliste avait fait remarquer à l'époque que le raid « a cassé le ressort psychologique qui avait permis à Kadhafi d'intimider une grande partie du monde et a révélé que, loin d'être un géant international, Kadhafi était faible, vulnérable et isolé ». De fait, à partir de là, on observe une évolution étonnante chez le leader libyen.
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=139

Kadhafi fera ériger le "Monument de la souffrance du peuple libyen" à la mémoire des victimes du raid américain de 1986

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"Monument de la souffrance du peuple libyen"

1986. Tunisie: M. Ben Ali devient ministre de l’intérieur le 28 avril. Lors des élections législatives de novembre, le PSD remporte la totalité des 125 sièges au Parlement.

1986. Rencontre à Ifrane entre Hassan II et le premier ministre israélien Shimon Pérès (22-23 juillet).

1987.

Attentats islamistes à Monastir en août.

Tunisie : M. Ben Ali est nommé premier ministre de Tunisie le 2 octobre 1987.
Le 7 novembre 1987, il dépose Bourguiba et le remplace à la tête de l’Etat.

février 1988. Tunisie: le PSD se transforme en Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).

1988. Rétablissement des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie le 6 mai. En août, le Maroc et le Front Polisario acceptent un plan des Nations unies prévoyant un cessez-le-feu et la tenue d’un référendum d’autodétermination.

7 novembre 1988 , signature du Pacte national entre le pouvoir Tunisien et les principales forces politiques à l’exception des islamistes.

21 décembre 1988 Explosion d'un Boeing 747 au-dessus de Lockerbie, en Écosse

L'explosion d'un Boeing 747 de la compagnie Pan Am au-dessus du village de Lockerbie, en Écosse, entraîne la mort de 270 personnes. Une enquête révélera qu'il s'agit d'un attentat pour lequel deux Libyens seront jugés plusieurs années après.

Tous les occupants de l'avion, 259 personnes incluant les membres de l'équipage, ainsi que 11 villageois frappés par les débris, succombent des suites de cette tragédie qui survient quelques jours avant les célébrations de Noël. Du nombre, on compte 170 Américains. L'hypothèse d'un attentat est rapidement considérée par les enquêteurs et une chasse lancée afin de connaître les auteurs de cet acte ainsi que ceux qui l'ont planifié.
Plusieurs théories sont avancées - Syrie, Iran, groupe palestinien, etc. - , mais la piste privilégiée est celle de la Libye, dont le président Muammar al-Kadhafi est identifié comme une des figures de proue du terrorisme international.
Une demande d'extradition est déposée à l'endroit de deux suspects libyens et des sanctions sont imposées contre la Libye par les États-Unis ainsi que les Nations unies (ONU). Il faudra attendre 2001 avant que les deux individus soient jugés aux Pays-Bas. L'un d'eux est acquitté alors que l'autre, Abdelbaset Ali al-Megrahi, est emprisonné. En août 2003, la Libye reconnaît finalement sa responsabilité pour l'attentat de Lockerbie et s'engage à verser des compensations monétaires aux familles des victimes (2,7 milliards de dollars). Ce geste ne met toutefois pas fin à la controverse puisque des observateurs continuent de douter de la preuve présentée contre la Libye, pensant que celle-ci a simplement reconnu sa responsabilité - et non sa culpabilité - afin de faire lever les sanctions à son endroit. Ce qui s'est produit. L'affaire connaîtra un autre rebondissement en 2009 alors que Ali al-Megrahi, gravement malade, sera relâché. L'accueil triomphal qu'il recevra à Tripoli suscitera de vives réactions dans plusieurs pays où le souvenir de l'attentat de 1988 est encore vivant.

source : université de Sherbrooke

1989. Tunisie: Le MTI devient le Hizb En-Nahda (« Parti de la renaissance »), en janvier, et demande sa légalisation, qui lui sera refusée quelques mois plus tard.

1989. Création, le 17 février, de l’Union du Maghreb arabe (UMA),
qui rassemble le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Mauritanie et la Libye. Le cheikh Yacine est placé en résidence surveillée en décembre, et le mouvement Justice et bienfaisance est dissous.

2 avril 1989: M. Ben Ali, candidat unique, est élu président de la République Tunisienne avec 99,27 % des suffrages.

1990. Le Maroc se range aux côtés de la force multinationale envoyée dans le Golfe, en août, malgré le soutien de la population à l’Irak. Grève générale, en décembre, à l’appel des organisations syndicales, accompagnée de violentes émeutes dans plusieurs villes du pays (Tanger, Fès, Kenitra). Crise diplomatique, en novembre, entre Paris et Rabat après la publication du livre de Gilles Perrault, Notre ami le roi, qui dénonce les violations systématiques des droits humains par le régime marocain.

1991. Plus de 300 000 personnes manifestent à Rabat, le 3 février, leur soutien au peuple irakien. Au Sahara occidental, un cessez-le-feu est proclamé en septembre sous l’égide des Nations unies. Ce même mois, Abraham Serfaty est libéré de prison et expulsé du pays ; le bagne de Tazmamart est fermé et ses détenus transférés dans d’autres prisons du royaume.

> 1992. Hassan II présente en août un projet de réforme constitutionnelle destinée à « démocratiser » le régime. La réforme est approuvée par référendum le 4 septembre.

1993. Elections législatives au Maroc en juin. L’opposition, menée par l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et l’Istiqlal, refuse de participer au gouvernement.

1994. Affrontements entre forces de l’ordre et étudiants au Maroc, de janvier à mars, dans les universités de Fès et Casablanca.

1994. Tunisie Le 20 mars, M. Ben Ali, seul candidat en lice, obtient 99,9 % des voix à l’élection présidentielle.

1994 Le 24 août, deux touristes espagnols sont tués au cours d’une attaque terroriste à Marrakech.

1995. Sept militaires tunisiens sont tués, en février, par un commando du Groupe islamique armé (GIA) algérien au poste frontière de Tamerza.

1995 Signature, en avril, d’un accord de partenariat et de libre-échange entre la Tunisie et l’Union européenne.

1996. Adoption, le 13 septembre, d’une nouvelle réforme constitutionnelle, qui institue notamment une Chambre des conseillers – à côté de la Chambre des représentants – et renforce les prérogatives du roi Mohamed VI.

1998. Maroc: M. Abderrahmane Youssoufi, secrétaire général de l’USFP, est nommé premier ministre d’un gouvernement d’alternance le 4 février. Driss Basri est maintenu à l’intérieur.

1998. Tunisie Le vice-président de la LTDH, Khemais Ksila, est condamné à trois ans de prison le 11 février. Au cours de l’été, M. Ben Ali fait adopter un amendement permettant à l’opposition de présenter des candidats aux élections présidentielles prévue pour l’année suivante.

1999. Décès de Hassan II le 23 juillet. Son fils Mohammed VI est intronisé le 30. Dans un discours, le nouveau roi évoque « les disparus et les victimes d’arrestations arbitraires ». Abraham Serfaty est autorisé à rentrer d’exil en septembre. La famille Ben Barka regagne le Maroc deux mois plus tard, après trentesix ans d’absence. Les émeutes qui éclatent à El-Ayoun, au Sahara occidental, sont durement réprimées. Driss Basri est limogé le 9 novembre.

1999. Le 24 octobre, M. Ben Ali remporte 99,4 % des voix à l’élection présidentielle Tunisienne.

2000. Partisans et adversaires de la réforme prévue du code de la famille défilent le 12 mars, les uns à Rabat, les autres à Casablanca. Le texte sera finalement retiré.

juin 2000 , témoignage de Louisette Ighilahriz, dans Le Monde. Jacques Massu allait exprime des regrets à l´égard de l´emploi de la torture en Algérie. « Non, la torture n´est pas indispensable en temps de guerre, on pourrait très bien s´en passer, confiait le vainqueur de la bataille d´Alger. Quand je repense à l´Algérie, cela me désole, car cela faisait partie (…) d´une certaine ambiance. On aurait pu faire les choses autrement » (Le Monde du 22 juin).
Le quotidien publie également une interview du général Paul Aussaresses, ancien responsable des services de renseignement à Alger, qui reconnaît avoir pratiqué des "exécutions sommaires" : "la torture ne m'a jamais fait plaisir, mais je m'y suis résolu", dit-il. Il nie avoir pratiqué la torture lui-même, mais reconnaît avoir procédé à 24 "exécutions sommaires"

31 octobre 2000 . L'Humanité publie l'appel de 12 intellectuels, parmi lesquels Pierre Vidal-Naquet et Henri Alleg, qui réclament la reconnaissance et la condamnation par l'Etat français de l'usage de la torture en Algérie.

9 novembre 2000 . Le Monde révèle "l'affaire Mohamed Garne", né d'un viol collectif de sa mère par des soldats français, en août 1959 en Algérie. Ce "Français par le crime" demande la reconnaissance par la justice française du préjudice subi.

28 décembre 2000 . Enquête du Monde sur les troubles psychiques liés à la guerre. 350 000 anciens d'Algérie seraient concernés.

Mai 2001 . publication du livre du général Aussaresses, Services spéciaux Algérie, 1955-1957.

27 juin 2001 . Trois anciens militants du FLN accusent sur France 3 le général Maurice Schmitt, ancien chef d'état-major, d'avoir été le "chef d'orchestre" de leurs tortures, en 1957, à Alger.

juin 2001 La plus haute juridiction française, la Cour de cassation, a ainsi confirmé, en juin 2001, un arrêt de la cour d'appel de Paris en faveur de Pierre Vidal-Naquet. Quelques mois auparavant, elle avait pris la même décision en faveur de Michel Rocard, qui, en 1992, à la télévision, avait déclaré: "Il faut tout de même savoir qui est M. Le Pen, et s'en souvenir. En Algérie, il a torturé."

12 octobre 2001 . Publication par Le Monded'une enquête sur les viols pendant la guerre d'Algérie.

22 novembre 2001 . Mohamed Garne se voit accorder une pension de l'Etat français.

26 novembre 2001 . Procès du général Aussaresses au tribunal correctionnel de Paris. Il est poursuivi pour "complicité d'apologie de crimes de guerre" et sera condamné en janvier 2002 à 7 500 euros d'amende (peine confirmée en appel en avril 2003.)

7 avril 2002. Une manifestation de soutien à la Palestine rassemble plus d’un million de personnes à Rabat.

11 avril 2002. des attentats islamistes à Djerba (Tunisie) causent la mort de quinze personnes.

les 4 mai et 4 juin 2002 articles sur la torture en Algérie publiés par Le Monde, avant le premier tour de l'élection présidentielle et le deuxième tour des législatives. Signés par Florence Beaugé, spécialiste de l'Algérie au Monde, ils faisaient état, sur la foi de témoignages concordants, de la participation de M. Le Pen à la torture pendant la guerre d'Algérie.

juillet 2002, crise hispano-marocaine au sujet de l’îlot Peregil/Leïla, situé à 200 mètres des côtes du Maroc. Les deux pays normaliseront leurs relations six mois plus tard. Les élections législatives du 27 septembre voient l’accession de 35 femmes au Parlement, tandis que les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD), avec 41 sièges, deviennent la première force d’opposition du pays. M. Youssoufi est remplacé par M. Driss Jettou, qui n’appartient à aucun parti.

Juin 2003 : La 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a relaxé, jeudi 26 juin, le quotidien Le Monde de la plainte déposée contre lui par Jean-Marie Le Pen. Le président du Front national s'estimait diffamé par des articles parus dans le quotidien en mai et juin 2002, dans lesquels Florence Beaugé, spécialiste de l'Algérie, faisait état, sur la foi de témoignages concordants, de la participation de Jean-Marie Le Pen à la torture pendant la guerre d'Algérie. Le tribunal, estimant l'enquête menée « particulièrement sérieuse et approfondie » et son « caractère de contradiction suffisant », a débouté M. Le Pen de sa plainte, reconnaissant « la bonne foi » du journal.

Le 16 mai 2003. des attentats terroristes font 45 morts à Casablanca (Maroc) , dont les 12 kamikazes. Le Parlement adopte le 28 mai une loi antiterroriste. Le roi annonce la « fin de l’ère du laxisme ». Dix peines de mort sont prononcées le 11 juillet contre des membres de la Salafia Jihadia, impliquée dans les attentats. Une centaine d’autres sont condamnés en août et en septembre.

2004. Le 7 janvier, le roi du Maroc accorde la grâce à 33 prisonniers politiques, dont le journaliste Ali Lmrabet, et annonce la création de l’Instance équité et réconciliation (IER), chargée de recueillir les témoignages des victimes des « années de plomb ». Le 16, les députés adoptent à l’unanimité l’égalité juridique entre hommes et femmes. Le 22 juin, l’envoyé spécial des Nations unies au Sahara occidental, M. James Baker, démissionne. Rabat se prononce pour une solution « définitive et globale fondée sur une large autonomie ».

 

2004. Tunisie M. Ben Ali est réélu avec 94,5 % des suffrages le 24 octobre.

2005. Quatorze migrants africains sont tués en octobre par les forces marocaines et espagnoles alors que des centaines d’entre eux tentaient de pénétrer dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. L’armée marocaine réprime violemment les manifestations sécessionnistes qui se succèdent depuis plusieurs mois au Sahara occidental.

 

Torture en Algérie : deux généraux français affrontent leur mémoire

Un débat sur la condamnation par l´Etat français des pratiques de l´armée pendant la guerre d´Algérie s´est ouvert depuis la publication du témoignage d´une militante du FLN, torturée en 1957. Le général Jacques Massu se dit favorable à cette repentance officielle.


QUARANTE ANS après, la mémoire de la guerre d´Algérie sursaute. Profondément enfouis dans l´inconscient national au nom de la paix sociale, les douloureux souvenirs d´un drame de huit ans (1954-1962) qui a déchiré la France et failli emporter la République, émergent à l´heure où ses acteurs vieillissants dressent l´inventaire de leur vie. Ce processus avait fait un bond avec la publication, dans Le Monde du 20 juin, du témoignage de Louisette Ighilahriz, une militante algérienne indépendantiste. Pendant trois mois, à la fin de 1957, à Alger, cette jeune fille alors âgée de vingt ans, fut atrocement torturée à l´état-major de la 10e division parachutiste du général Massu. Depuis lors, elle recherchait désespérément le médecin militaire français qui, pris de compassion, l´avait finalement sauvée en la transférant à l´hôpital.

Nommément mis en cause dans ce témoignage, les généraux Massu et Bigeard avaient réagi immédiatement : tandis que Marcel Bigeard qualifiait de « tissu de mensonges » le récit de la militante algérienne, Jacques Massu allait jusqu´à exprimer des regrets à l´égard de l´emploi de la torture. « Non, la torture n´est pas indispensable en temps de guerre, on pourrait très bien s´en passer, confiait le vainqueur de la bataille d´Alger. Quand je repense à l´Algérie, cela me désole, car cela faisait partie (…) d´une certaine ambiance. On aurait pu faire les choses autrement » (Le Monde du 22 juin). Cette étonnante déclaration de repentance avait fait grand bruit, notamment parmi les millions de personnes – anciens appelés, pieds-noirs, anciens harkis et Algériens de France – dont la jeunesse a, d´une façon ou d´une autre, été salie par le conflit algérien. Parmi l´abondant courrier que Le Monde a alors reçu, une partie reprochait au journal d´avoir rouvert des plaies encore à vif, oublié les atrocités commises par le FLN et mis en cause l´armée, en publiant la confession de « Louisette » ; une autre contenait de multiples témoignages sur l´utilisation de la torture et les exécutions sommaires. Les regrets du général Massu étaient salués particulièrement par le père Alain Maillard de La Morandais, ancien officier en Algérie, qui invitait l´Eglise à la repentance vis-à-vis des « crimes de la torture depuis l´Indochine jusqu´à l´Algérie ».

ACCUMULATION DE CONFESSIONS

Le travail de mémoire s´accélérait, un an après le vote historique des députés, le 10 juin 1999, permettant de qualifier de « guerre »des événements qui, officiellement, n´avaient consisté qu´en des opérations de « maintien de l´ordre ». Depuis lors, l´accumulation de confessions reflète un mouvement inédit de retour sur un « passé qui ne passe pas », rappelant la résurgence de la mémoire de l´occupation nazie à partir des années 70.

Cette aspiration n´a pas échappé au journal L´Humanité, qui a publié, le 31 octobre, un appel d´intellectuels demandant une reconnaissance et une condamnation officielles de la torture pendant la guerre d´Algérie. Signé par douze des principales personnalités ayant milité contre cette « gangrène », le texte invoque le « devoir de mémoire auquel la France se dit justement attachée ». Les signataires demandent à Jacques Chirac et à Lionel Jospin,« de condamner ces pratiques par une déclaration publique » et invitent « les témoins, les citoyens à s´exprimer sur cette question qui met en jeu leur humanité ».

A cet appel, Lionel Jospin a partiellement répondu, le 4 novembre. Rendant hommage au discours de Jacques Chirac reconnaissant la responsabilité du pays dans la persécution des juifs sous l´Occupation, M. Jospin a estimé que « d´autres moments sombres de notre histoire nationale »devaient faire l´objet du « même effort ». Le premier ministre, qui s´exprimait lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France, a évoqué l´appel publié dans L´Humanité, s´affirmant « convaincu que ce travail de vérité n´affaiblit pas la communauté nationale. Au contraire, il la renforce en lui permettant de mieux tirer les leçons de son passé, pour construire son avenir ».

Philippe Bernard

Le Monde daté du jeudi 23 novembre 2000

Le quotidien publie également une interview du général Paul Aussaresses, ancien responsable des services de renseignement à Alger, qui reconnaît avoir pratiqué des "exécutions sommaires" : "la torture ne m'a jamais fait plaisir, mais je m'y suis résolu", dit-il. Il nie avoir pratiqué la torture lui-même, mais reconnaît avoir procédé à 24 "exécutions sommaires"

Janvier 2011 La révolution du jasmin

 

La situation en Tunisie tourne au carnage.

 

sipa_ap21010205_000011.jpg En raison du black-out imposé par la police politique tunisienne, il existe très peu d’images relatant l’effroyable drame quotidien vécu par la jeunesse de ce pays. Alors que le régime de Ben Ali tente de désamorcer la contestation sociale qui dure depuis trois semaines en maniant la carotte et le bâton, le bilan de la répression policière s’est encore alourdi, hier, à au moins 35 morts identifiés.
«Le chiffre de 35 morts s’appuie sur une liste nominative. Mais le nombre total des victimes est plus important. Il tourne autour de la cinquantaine mais c’est n’est là qu’une évaluation», a indiqué la présidente de la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH), Souhayr Belhassen. L’estimation faite par la présidente de la FIDH rejoint en tous points celle établie le même jour par Sadok Mahmoudi, membre de l’UGTT, le syndicat tunisien des travailleurs.
Dans une déclaration à l’AFP, M. Belhassen a fait savoir que la situation qui prévaut dans la localité de Kasserine, épicentre de la constatation contre le chômage et la faim, est «chaotique» et a parlé également de 50 morts. «C’est le chaos à Kasserine après une nuit de violences, de tirs de snipers, de pillages et de vols de commerces et de domiciles par des effectifs de police en civil qui se sont ensuite retirés. Le nombre de tués a dépassé les cinquante», a-t-il indiqué, citant un bilan recueilli auprès du personnel médical de l’hôpital régional de Kasserine où ont été transportés les corps.
Il faut savoir que le personnel médical de l’hôpital de Kasserine a débrayé durant une heure pour protester contre le nombre élevé de victimes et la gravité des blessures, a relaté un fonctionnaire, décrivant des «cadavres éventrés, à la cervelle éclatée».

15 Janvier Ben Ali chassé du pouvoir en Tunisie,

et l'impossible arriva: http://www.monde-diplomatique.fr/2011/02/HALIMI/20112

sarko_ben_ali_tunis_avril2008.jpg
Sarkozy et Ben Ali : Mai 2008

après un mois de manifestations, et dans l'indifférence des médias français, après une répression qui a fait des dizaines de morts, Ben Ali s'enfuit emportant au passage une fortune en lingots d'or.

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Leïla Ben Ali

Elle se serait réfugiée à Dubaï à la mi-décembre, dès les premières manifestations hostiles au régime. Trois semaines avant que son président de mari ne l’imite et ne la rejoigne. A Tunis, la rumeur prétend qu’elle aurait emporté dans ses bagages 1.500 lingots d’or subtilisés, avant son départ, dans les coffres de la banque centrale. Elle, c’est Leïla Ben Ali, la seconde épouse du leader tunisien, surnommée la « régente », la femme la plus détestée du pays.

 

Le lendemain le monde publie (très tardivement) un cable de Wikileaks :

Memo numéro 08 Tunis 679 DATE : 23 juin 2008 ORIGINE : AMBASSADE DES ETATS-UNIS A TUNIS CLASSIFICATION : SECRET

 

"La famille élargie du président Ben Ali est fréquemment présentée comme le carrefour de la corruption en Tunisie. Souvent qualifiée de quasi mafia, une vague allusion à"la Famille"suffit à indiquer de laquelle vous voulez parler. Il semble que la moitié de la communauté tunisienne des affaires peut se targuer d'être lié aux Ben Ali par un mariage, et nombre de ces relations ont su profiter à plein de leurs connexions familiales. Ce sont surtout l'épouse de Ben Ali, Leila Ben Ali, et sa famille élargie – les Trabelsi – qui provoquent la colère des Tunisiens." LeMonde.fr "Le frère de Leila, Belhassen Trabelsi, est le membre le plus connu de la famille et passe pour avoir trempé dans un grand nombre d'affaires de corruption, depuis la réorganisation récente du conseil d'administration de la Banque de Tunisie[au sein duquel Trabelsi s'est fait coopter avant d'y acquérir un poids déterminant durant les mois suivants]jusqu'à des opérations d'expropriation et d'extorsion de pots-de-vin." "En dépit de ce que l'on entend dire sur le miracle économique tunisien et les statistiques positives, le fait que les investisseurs tunisiens eux-mêmes se tiennent en retrait en dit long. La corruption est un problème énorme et flagrant, mais nul n'est prêt à en reconnaître publiquement l'existence."

 

 

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