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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 05:51

 

Sahih El Boukhâri

 

Tome 1
 

TITRE PREMIER

DE LA REVELATION A SON DEBUT.

 

 

 

 - De quelle façon se manifesta la révélation chez l'Envoyé de Dieu.


- De ces mots du Coran :

 

"Nous t'avons envoyé la Révélation ainsi que nous l'avions fait pour Noé et les prophètes qui sont venus après lui" (sourate IV, verset).

 

1. 'Alqama-ben-Waqqâs-El-Leïtsi rapporte que 'Omar-ben-El-Khattaâb, étant en chaire, s'exprima dans les termes suivants : "J'ai entendu l'Envoyé de Dieu dire : "Les actions ne valent que par les "intentions". Il ne sera donc tenu compte à chaque homme que de ses intentions. Pour celui qui aura émigré en vue de biens terrestres, ou afin de trouver une femme à épouser, l'émigration ne comptera que pour le but qui aura déterminé son voyage."

 

2. D'après 'Aïcha, la mère des Croyants, El-Harits-ben-Hichâm ayant dit au Prophète : "Envoyé de Dieu, comment te vient la Révélation ?", celui-ci répondit : "A certains moments, elle m'arrive pareille au tintement d'une clochette, et c'est pour moi la plus pénible. Puis la Révélation s'interrompt, et alors seulement je saisis ce que l'ange m'a transmis. D'autres fois, l'ange se montre à moi sous une forme humaine, il me parle et je retiens ce qu'il m'a dit."

 

'Aïcha ajoute : " Certains jours que le froid était très vif, je vis le Prophète recevoir la Révélation ; au moment où elle cessait, le front du Prophète ruisselait de sueur."

 

3. 'Aïcha, la mère des Croyants, a dit : "La Révélation débuta chez le Prophète par de pieuses visions qu'il avait pendant son sommeil. Pas une seule de ces visions ne lui apparut sinon avec une clarté semblable à celle de l'aurore. Plus tard, il se prit à aimer la retraite. Il se retira alors dans la caverne de Hirâ, où il se livra au tahannouts, c'est-à-dire à la pratique d'actes d'adoration durant un certain nombre de nuits consécutives, sans qu'il revînt chez lui ; aussi se munissait-il à cet effet de provisions de bouche. Ensuite il revenait vers Khadîja et prenait les provisions nécessaires pour une nouvelle retraite.

Cela dura jusqu'à ce que la Vérité lui fut enfin apportée dans cette caverne de Hirâ.

 

"L'ange vint alors le trouver et lui dit : "Lis ! ---Je ne suis "point de ceux qui lisent", répondit-il. L'ange me saisit aussitôt, raconta le Prophète ; il me pressa au point de me faire perdre toute force et me répéta ce mot : "Lis ! --- Je ne suis point de ceux "qui lisent," répliquai-je encore. Pour la troisième fois l'ange me saisit, me pressa au point de m'enlever toute force, puis me lâcha en disant : "Lis : au nom de ton Seigneur qui a créé. --- Il a créé "l'homme de sang coagulé. --- Lis : et ton Seigneur est le très "généreux" (sourate XCVI, versets 1, 2 et 3).

 

"En possession de ces versets, le coeur tout palpitant, le Prophète rentra chez Khadîdja-bent-Khowaïlid et s'écria : "Enveloppez-moi ! "Enveloppez-moi !" On s'empressa de le tenir enveloppé jusqu'au moment où son effroi fut dissipé. Alors, s'adressant à Khadîdja, il la mit au courant de ce qui s'était passé, puis il ajouta : "Ah ! j'ai cru que j'en mourrais ! --- Non pas ! répondit Khadîdja. Certes jamais Dieu ne t'infligera d'affronts ; car tu es uni avec tes proches, tu soutiens les faibles, tu donnes à ceux qui n'ont rien, tu héberges les hôtes et tu secours les victimes des vicissitudes du droit."

 

"Ensuite Khadîdja emmena Mohamed chez Waraqa-ben-Naufal-ben-Asad-ben-'Abd-el-'Ozza. Cet homme, qui était le cousin paternel de Khadîdja, avait embrassé le christianisme aux temps antéislamiques. Il savait tracer les caractères hébraïques, et avait copié en hébreu toute la partie de l'Evangile que Dieu avait voulu qu'il transcrivit. A cette époque il était âgé et était devenu aveugle : "Ô mon cousin, lui dit Khadîdja, écoute ce que va te dire le fils de ton frère. --- Ô fils de mon frère, répondit Waraqa, de quoi s'agit-il ?"

 

 Le Prophète raconta alors ce qu'il avait vu. "Cet ange, dit Waraqa, c'est le Confident que Dieu a envoyé autrefois à Moïse. Plût à Dieu que je fusse jeune en ce moment ! Ah ! que je voudrais être encore vivant à l'époque où tes concitoyens te banniront ! ---Ils me chasseront donc, s'écria le Prophète ? --- Oui, reprit Waraqa. Jamais un homme n'a apporté ce que tu apportes sans être persécuté ! Si je vis encore ce jour-là, je t'aiderai de toutes mes forces." Après cela Waraqa ne tarda pas à mourir, et la Révélation fut interrompue."

 

Parlant de cette interruption, Djâbir-ben-'Abdellah-El-Ansari rapporte la tradition suivante :

 

 "Tandis que je marchais, dit le Prophète, j'entendis une voix qui venait du ciel. Levant alors les yeux, j'aperçus l'ange qui était venu me trouver à Hirâ ; il était assis sur un trône entre le ciel et la terre. Effrayé à cette vue, je rentrai chez moi en criant : "Enveloppez-moi ! enveloppez-moi !" Alors Dieu me révéla ces versets : "Ô toi qui es enveloppé, lève-toi et menace du châtiment" (sourate LXXIV, versets 1 et 2), et continua jusqu'à ces mots : "Et l'idolâtrie, fuis-là" (sourate LXXIV, verset 5). Après cela la Révélation reprit avec ardeur et continua sans interruption."

 

4. Suivant Sa'îd-ben-Djobair, voici comment Ibn-'Abbâs commentait le verset du Coran : "N'agite pas ta langue afin de hâter ainsi la Révélation" (sourate LXXV, verset 16). "L'Envoyé de Dieu essayait de calmer la souffrance que lui inspirait la Révélation, et c'est dans ce but qu'il remuait les lèvres."

 

Ce disant, Ibn-'Abbas remuait les lèvres et ajoutait :

 "Regarde, je les remue de la même façon que le faisait l'Envoyé de Dieu."

 

A son tour Sa'îd rapportant cette tradition, remuait les lèvres et disait :

 

"Je les remue comme je l'ai vu faire à Ibn-'Abbâs."

 

Ce fut dans ces circonstances que Dieu fit descendre ce verset :

 

"N'agite pas ta langue afin de hâter ainsi la Révélation. --- C'est à nous qu'incombe l'assemblage de ces textes et leur récitation" (sourate LXXV, verset 16 et 17).

 

Ibn-'Abbâs expliquait ces derniers mots en disant : "Dieu les assemblera dans ta poitrine et tu les réciteras ensuite." Dans le verset : "Lorsque nous le réciterons, suis sa récitation" (sourate LXXV, verset 16), Ibn-'Abbâs expliquait les derniers mots par :

 

"Ecoute la récitation et tais-toi." Enfin ce verset : "Ensuite ce sera à nous de le rendre explicite" (sourate LXXV, verset 19), doit s'entendre, selon Ibn-'Abbâs : "Ensuite ce sera à nous de te le faire réciter". Après cette Révélation, chaque fois que Gabriel venait trouver l'Envoyé de Dieu, celui-ci l'écoutait, puis dès que Gabriel était parti, il récitait le Coran exactement comme l'ange l'avait récité.

 

 

5. Ibn-'Abbâs rapporte que nul n'était généreux à l'égal de l'Envoyé de Dieu, et que cette générosité se manifestait surtout durant le mois de Ramadân, à la suite de ses entrevues avec Gabriel qui venait chaque nuit lui enseigner le Coran. A ce moment-là l'Envoyé de Dieu était plus généreux que le vent envoyé par Dieu. (c'est-à-dire les vents qui amènent la pluie)

 

6. Abou-Sofyân-ben-Harb a raconté qu'il fut mandé par Héraclius à l'époque où il se trouvait en Syrie à la tête d'une caravane de marchands qoraïchites, et au cours de la trêve (la trêve de Hodaibiya) que le Prophète avait conclue avec lui et les infidèles de Qoraïch.

 

Les envoyés d'Héraclius arrivèrent auprès d'Abou-Sofyân au moment où l'empereur et sa suite se trouvaient à Ilya (transcription arabe de la première partie du nom que portait à cette époque Jérusalem, Elia Capitolina.) Entouré de grands personnages grecs, Héraclius convoqua les Qoraïchites dans sa salle de réception ; puis, il les fit introduire en sa présence et invita son interprète à leur dire : "Lequel d'entre vous est le plus proche parent de cet homme qui prétend être prophète ? --- C'est moi répondit Abou-Sofyân. --- Qu'on fasse approcher cet homme de moi, dit l'empereur ; qu'on fasse également rapprocher ses compagnons et qu'ils soient placés contre son dos." Alors, s'adressant à son interprète : "Dis-leur, reprit-il, que je vais interroger cet homme sur le prétendu prophète ; si cet homme ment, ses compagnons devront relever ses mensonges." En faisant ce récit, Abou-Sofyân ajouta "Par Dieu ! si je n'avais eu honte de voir relever mes mensonges par mes compagnons, j'aurais hardiment menti sur son compte. La première question qui me fut posée fut la suivante : "Quel rang sa famille occupe-t-elle parmi vous ? --- Elle jouit d'une grande considération, répondis-je. ---Quelqu'un parmi vous, poursuivit Héraclius, a-t-il jamais tenu avant lui de semblables propos ? ---Non. --- Quelqu'un de ses ancêtres a-t-il régné ? ---Non, répliquai-je. ---Ses partisans se recrutent-ils dans les hautes classes ou parmi les humbles ? --- Parmi les humbles. ---Leur nombre augmente-t-il ou va-t-il en décroissant ? ---Il augmente. --- En est-il parmi eux qui après avoir adopté sa religion la prennent ensuite en aversion et apostasient ? --- Non. --- Le soupçonniez vous de mensonge avant qu'il ne tînt les discours qu'il tient aujourd'hui ? ---Non. --- Trahit-il ses engagement ? ---Non ; mais nous avons conclu une trêve avec lui en ce moment et nous ignorons comment il se conduira au cours de cette trêve." Cette réponse ajouta Abou-Sofyân, fut la seule dans laquelle je pus glisser une insinuation contre Mohamed.

 

"Poursuivant ses questions, Héraclius dit : "Avez-vous été en guerre avec lui ? --- Oui, répondis-je.

 

---Quelle a été l'issue des combats livrés ?

 

--- La guerre entre nous a eu des alternatives ; tantôt c'est lui qui l'a emporté sur nous, tantôt c'est nous qui l'avons emporté sur lui. --- Et que vous ordonne-t-il donc ?

 

 --- Il nous dit de n'adorer que Dieu seul ; de ne lui associer aucun être ; de renoncer aux croyances de nos pères. Il nous ordonne de prier ; d'être de bonne foi ; d'avoir des mœurs pures ; de rester unis avec nos proches."

 

Alors Héraclius chargea son interprète de dire à Abou-Sofyân : "Je t'ai interrogé sur sa famille et tu m'as répondu qu'il était de bonne naissance. Or les envoyés de Dieu ont toujours été choisis parmi les plus nobles du peuple chez lequel ils remplissaient leur mission. Je t'ai demandé si quelqu'un parmi vous avait tenu de semblables discours, et tu m'as répondu que non. Alors en moi-même j'ai pensé que si quelqu'un avant lui avait tenu les mêmes propos, je pourrais croire que cet homme ne faisait qu'imiter les enseignements de ses prédécesseurs. Je t'ai demandé si parmi ses ancêtres il y en avait eu un qui eût régné et tu m'as dit que non. En posant cette question je pensais que, si un de ses ancêtres avait régné, cet homme cherchait à remonter sur le trône de ses pères. Je t'ai demandé si, avant qu'il vous tînt ses discours, vous le soupçonniez d'être un menteur et tu m'as répondu que non. J'ai compris par là que s'il n'était pas homme à mentir à l'égard de ses semblables il ne pouvait mentir à l'égard de Dieu. Je t'ai demandé si ses adeptes se recrutaient parmi les grands ou parmi les humbles et tu m'as répondu que c'était parmi les humbles.

 

Or c'est toujours eux qui forment les partisans des prophètes. Je t'ai demandé s'ils augmentaient en nombre ou s'ils diminuaient et tu m'as répondu qu'ils allaient en augmentant. Or c'est bien là le propre de la foi de croître jusqu'à sa complète évolution. Je t'ai demandé si quelques-uns d'entre eux après avoir embrassé la foi s'en détournaient avec horreur et la reniaient et tu m'as répondu que non. Et c'est bien ainsi qu'agit la  foi quand sa grâce pénètre dans les cœurs. Je t'ai demandé s'il manquait à ses engagements et tu m'as répondu que non. Il en est ainsi des prophètes, ils ne trahissent point. Je t'ai demandé ce qu'il vous ordonnait et tu m'as répondu qu'il vous ordonnait d'adorer Dieu, de ne lui associer aucun être, qu'il vous défendait d'adorer des idoles ; qu'il vous prescrivait la prière, la bonne foi et la pureté des mœurs. Si donc ce que tu dis est vrai, cet homme conquerra cet endroit même que foulent mes deux pieds. Je savais d'ailleurs que cet homme allait bientôt paraître, mais je ne supposais pas que ce serait l'un d'entre vous. Quant à moi, si je savais pouvoir parvenir jusqu'à lui, je ferais tous mes efforts pour l'aller trouver et dès que je serais auprès de lui je laverais la poussière de ses pieds."

 

Ensuite Héraclius donna l'ordre d'apporter la lettre que le Prophète avait fait remettre par Dihya au gouverneur de Bosra et que ce dernier lui avait transmise. Il lut la lettre qui était ainsi conçue : "Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. De la part de Mohamed, l'adorateur de Dieu et son envoyé à Héraclius le chef des grecs. Salut à quiconque suit la bonne voie.

 

Ensuite. Je t'appelle à la foi musulmane ; convertis-toi à l'islamisme, tu seras sauvé et Dieu te donnera une double part de récompense. Si tu te détournes de l'islam tu seras en outre responsable du péché commis par tes sujets. "Ô gens de l'Ecriture, venez à l'appel d'une parole qui vous est commune à nous comme à vous, à savoir que nous ne devons adorer que Dieu et ne lui associer aucun être ; qu'aucun de nous n'en prenne quelque autre comme souverain suprême à l'exclusion de Dieu. S'ils se détournent à cet appel dites-leur : "Soyez témoins que nous sommes musulmans" (sourate III, verset 57).

 

Abou-Sofyân poursuit son récit en ces termes : "Lorsque Héraclius eut prononcé les paroles qui viennent d'être rapportées et qu'il eut achevé de lire la lettre du Prophète, un grand tumulte se produisit dans son entourage et des cris violents retentirent. On nous fit alors sortir et pendant que nous sortions je dis à mes compagnons : "Il faut que les affaires du d'Abou-Kebcha aient pris de l'importance puisque le prince des Benou-'l-Asfar le redoute." Et depuis ce jour jusqu'au moment où Dieu m'imprégna de l'islam, je demeurai convaincu du succès de Mohamed.

 

Ibn-En-Nâtour, gouverneur de Ilya, ami d'Héraclius et évêque des chrétiens de Syrie, raconte ce qui suit : "Héraclius, de passage à Ilya, se leva un matin de fort méchante humeur. Un de ses patrices lui dit alors : "Nous voyons avec peine que tu n'as pas ton air accoutumé." Ibn-En-Nâtour ajoute que Héraclius, qui était devin et qui observait les astres, répondit alors à l'observation qu'on venait de lui faire : "Cette nuit, en regardant les astres, j'ai vu que l'avènement du prince des circoncis venait d'avoir lieu. Quelles sont donc les nations actuelles qui pratiquent la circoncision ? --- Les Juifs seuls, répondirent les courtisans, pratiquent la circoncision. N'aie donc pas la moindre inquiétude à leur sujet. Ecris dans toutes les villes de ton royaume pour ordonner qu'on mette à mort tous les Juifs qui s'y trouvent."

 

Ils en étaient là de leur conciliabule, quand se présenta à Héraclius un messager du prince de Ghassân chargé d'annoncer à l'empereur l'apparition du Prophète. Après avoir interrogé ce messager Héraclius dit à ceux qui l'entouraient : "Allez examiner cet homme et voyez si oui ou non il est circoncis." L'examen terminé, ils déclarèrent à Héraclius que le messager était circoncis. L'empereur lui ayant alors demandé si les Arabes étaient circoncis et la réponse ayant été que oui, il s'écria : "Ce que j'avais vu, c'était donc l'avènement au pouvoir de ce peuple." Ensuite il écrivit à un de ses amis dont la science égalait la sienne et qui habitait Rome, puis il se mit en route pour Emèse. Il n'était pas encore arrivé dans cette ville qu'il reçut de son ami une lettre qui confirmait l'idée qu'il avait eue de l'avènement de Mohamed et du caractère prophétique de sa mission. Alors Héraclius convoqua tous les grands personnages grecs dans la grande salle intérieure de son palais d'Emèse et, après en avoir fait fermer les portes, il se plaça dans un endroit élevé et dit : "Peuple grec, désirez-vous le bonheur ? Voulez-vous être dans la voie droite et conserver votre suprématie ? Eh bien ! prêtez serment de fidélité à ce Prophète !" En entendant ces mots les Grecs avec la furie d'ânes sauvages, se ruèrent vers les portes, mais ils les trouvèrent fermées. Désespérant alors de les amener à la foi, Héraclius donna l'ordre de ramener tout le monde devant lui et dit : "Le discours que je viens de vous tenir n'avait d'autre but que d'éprouver la force de votre attachement à votre religion ; maintenant je suis édifié." Les Grecs se prosternèrent aussitôt devant lui et lui marquèrent leur satisfaction. Ainsi finit cette aventure de Héraclius.

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